La pensée chinoise

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« Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre ni une vie à un seul espoir » Epictète

Dans son livre « le thérapeute et le philosophe », Dany Gerbinet, psychologue et psychothérapeute, compare deux modes de pensées :

  • La pensée chinoise où l’on réfléchit plutôt de façon systémique en considérant l’homme imbriqué dans un système qui le dépasse.
  • La pensée Occidentale causaliste et linéaire où l’homme se considère comme extérieur à la nature et la dominant.

L’Occidental a tendance à se considérer comme étant le Maître du bateau, responsable de ses choix, de ses succès, de l’obtention de son objectif. Il planifie et met en place toute une série d’actions. Il se focalise sur son but et tend à oublier qu’il fait partie d’un tout.

Se penser (excessivement) Maître du bateau génère beaucoup de souffrances. C’est le cas du burn-out où les limites du corps ne sont pas entendues, où il faut toujours être plus fort, plus performant, plus courageux…C’est aussi le cas de la plupart des difficultés émotionnelles. Par exemple dans la boulimie ou l’alcoolisme où l’on tente de se libérer d’une compulsion, de nature émotionnelle, en faisant usage de la force. L’on croit souvent que pour se libérer de ce type de problème « il suffit d’un peu de volonté ».

Nous ne pouvons contrôler nos pensées et nos émotions (même si nous pouvons quelquefois exercer une influence sur elles). Les émotions sont nécessaires à notre survie. Elles nous commandent plutôt que nous les commandons. Elles sont à la base de nos motivations, de ce qui nous meut.

Plutôt que de croire que notre volonté peut les changer, il vaut mieux apprendre à les accepter, à vivre avec. Car si nous ne pouvons avoir un contrôle direct sur nos émotions, nous pouvons faire évoluer notre rapport à elles (les reconnaître, les accepter ou au contraire les fuir, les rejeter). La pensée orientale a beaucoup à nous apporter à ce niveau-là. Il s’agit d’apprendre à vivre avec ce qui est, à « laisser être ».

Beaucoup de personnes évoquent les noeuds émotionnels qu’elles ressentent physiquement : une « boule dans le ventre » ou un « noeud dans la gorge ».

Accepter de vivre ses émotions, les exprimer, « pleurer un bon coup » dénoue souvent ces manifestations de l’anxiété.

 

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Etre efficace

« Il n’y a qu’une route vers le bonheur, c’est de renoncer aux choses qui ne dépendant pas de notre volonté »

Epictète

Souvent, la lutte volontariste acharnée pour résoudre un problème mène à une impasse. Pire, elle aggrave la situation nous enferrant dans un cercle vicieux.

Plus nous tentons de contrôler par la force des processus naturels, moins ça marche.

Feu mon formateur en hypnose Thierry Melchior en parle très bien dans son livre « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy ».

S’efforcer de dormir, vouloir avoir une érection, s’empêcher de rougir ou de trembler, lutter contre l’attaque de panique, se contraindre à un régime alimentaire au mépris des signaux du corps…renforcent les difficultés. Plus nous luttons, moins cela fonctionne, plus nous luttons…

Notre Société privilégie la voie de l’action et de la planification. Le non agir est plutôt mal considéré. Pourtant, face à certains problèmes, une attitude d’acceptation, de lâcher prise est bien plus « efficace ». Il s’agit d’apprendre à nager avec le courant. Beaucoup de sagesses nous invitent à cela. Les Stoïciens chez les Grecs anciens, nous invitaient déjà à ne pas chercher à contrôler l’incontrôlable, à faire la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.

Ainsi, nos émotions ne se commandent pas.

Etes-vous hyperphagique?

 

    1. Mangez-vous parfois alors que vous n’avez pas d’appétit (pas d’envie gustative) vis-à-vis de l’aliment que vous mangez?
    2. Mangez-vous souvent très vite, sans déguster?
    3. Mangez-vous la plupart du temps en faisant autre chose en même temps (par exemple en regardant la télévision)? Vous arrive-t-il de manger sans conscience, en ne vous rappelant pas après-coup de ce que vous avez mangé?
    4. Mangez-vous souvent sans ressentir véritablement de plaisir gustatif?
    5. Eprouvez-vous des difficultés à ressentir le rassasiement lorsque vous mangez un aliment (la diminution du plaisir gustatif à manger cet aliment)?
    6. Vous arrive-t-il souvent de continuer à manger un aliment alors que vous n’avez plus de plaisir gustatif à le manger? Par exemple pour finir une assiette ou un paquet entamé.
    7. Vous arrive-t-il fréquemment de manger de manière automatique « parce-qu’il faut manger », « parce-que c’est l’heure », « parce-que les autres mangent », sans vous préoccuper de votre propre appétit et de vos propres envies gustatives?
    8. Vous arrive-t-il de manger sans appétit (ou de continuer à manger sans plaisir) pour vous calmer, vous réconforter, lorsque vous êtes seul(e), triste ou angoissé(e)?
    9. Recherchez-vous souvent des sensations physiques liées au remplissage par de grosses quantités de nourriture? Par exemple la sensation d’avoir le ventre très rempli.
    10. Eprouvez-vous des difficultés à ne pas finir une assiette, à jeter de la nourriture, à sauter un repas si vous n’avez pas faim?

    Chez un sujet en surpoids, nous pensons qu’une réponse positive à l’une de ces dix questions permet de poser le diagnostic clinique d’hyperphagie.

    Source : « Comprendre et traiter l’obésité » Approche pluridisciplinaire intégrative – Jérôme Carraz – éditions MASSON.

En passant

En quoi l’hypnose aide-t-elle à se libérer de l’anxiété ?

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Par l’hypnose, nous instaurons un autre type de rapport à soi et à l’environnement : nous nous mettons en contemplation de nous-mêmes ou de notre univers. Nous devenons spectateurs de nous-mêmes.
Cette attitude acceptative et contemplative permet de mieux gérer l’anxiété (refuser où fuir l’anxiété est contre-productif).
Nous explorons et apprenons à mieux connaître les scénarios anxieux qui nous déterminent, à relâcher la pression, à relativiser et à faire confiance en nos ressources. Enfin, nous apprenons à utiliser notre imaginaire pour qu’il nous aide au lieu de nous handicaper.

Auto-hypnose

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L’hypnose est généralement utilisée dans le cadre d’une thérapie mais elle peut aussi être pratiquée de manière autonome. C’est ce que l’on appelle AUTO-HYPNOSE.
Il existe de nombreux livres et CD d’apprentissage de l’auto-hynose mais le plus facile est d’apprendre l’auto-hypnose avec un hypnothérapeute. Vous pouvez enregistrer les séances (et même créer vos propres suggestions) pour vous exercer à domicile. Se mettre en état hypnotique est un apprentissage. Plus vous pratiquez l’hypnose, plus il vous devient facile d’entrer dans cet état. Mettre au point un « rituel » (pratiquer toujours au même endroit, à la même heure en amorçant le processus avec un rituel) facilite l’apprentissage et vous permet de vous conditionner à la détente.

Comment se déroule une séance d’hypnose?

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Assise ou allongée, la personne a les yeux fermés ou fixe un point sur le mur. Elle est invitée à s’installer confortablement. Á ses côtés, le thérapeute guide son attention vers les bruits extérieurs, vers certaines zones du corps. Il l’invite à se détendre. Il l’amène progressivement à expérimenter un état hypnotique et à l’approfondir.
Ceci n’est possible que si la personne le désire. Aucun thérapeute n’a le pouvoir d’aller à l’encontre de la volonté du patient.
La grande majorité des personnes expérimente une détente profonde, la sensation d’être entre veille et sommeil. Ils se sentent « un peu ailleurs », « absents », ou alors « hyper conscients ».
Des suggestions directes (« vous vous sentez libéré de vos difficultés ») ou indirectes (« la plupart des gens peuvent apprendre à se détendre ») sont proposées. Quelquefois, le thérapeute raconte une histoire. D’autrefois, il amène la personne à anticiper son avenir ou à retrouver des souvenirs d’enfance.
Au terme de la séance, le patient quitte l’état hypnotique en douceur tandis que le thérapeute compte à rebours.

L’hypnose

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L’hypnose est une pratique millénaire qui a été utilisée sous diverses formes, notamment lors de cérémonies magico-religieuses chez les chamanes, dans certaines communautés africaines et chez les indiens d’Amérique du sud.
Ce n’est que vers la fin du 18e siècle qu’elle a commencé à se dégager du religieux pour devenir une pratique thérapeutique.
Aujourd’hui, elle conserve encore une aura un peu magique. On pense souvent qu’elle permet de régresser dans les vies antérieures ou de guérir instantanément en retrouvant un souvenir enfoui. Ou alors, on s’imagine qu’elle implique la soumission à la volonté d’un hypnotiseur tout puissant. Selon Erickson, l’état hypnotique n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit, comme dans la sophrologie, d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier, que l’on appelle aussi: « état modifié de conscience », « transe », « état sophronique »… est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état hypnotique, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes hypercontrôlantes souffrant d’un manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

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