Auto observations du comportement alimentaire

Pour vous libérer de la boulimie, de l’hyperphagie ou de comportements alimentaires néfastes, vous pouvez observer la façon dont vous vous nourrissez.

Mangez vous souvent par faim ? Faites vous plus souvent des crises de boulimie dans certains lieux ou à certaines heures ?  Le grignotage est-il lié à certaines situations typiques ? Quelles émotions reviennent le plus souvent et vous poussent à manger trop ou compulsivement ? Quel type de rapport entretenez vous le plus souvent avec la nourriture ? Quel type de pensées est fréquent chez vous quand vous mangez ? …

Mieux vous connaîtrez votre fonctionnement, plus vous parviendrez à satisfaire les besoins qui sont à la base de la boulimie, de l’hyperphagie ou du simple grignotage…

 Les thérapeutes cognitivo comportementalistes proposent aux personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire de tenir un « carnet alimentaire ». Ce carnet d’observation permet d’être plus conscient et de mieux comprendre nos comportements alimentaires et ce qui peut nous pousser à trop manger ou à mal manger.

Pour plus de conseils sur la façon d’observer votre comportement alimentaire, vous pouvez consulter le livre de François Nef et Yves Simon « Comment sortir de la boulimie et se réconcilier avec soi-même ».

 « Ne croyez pas que vous vous connaissez suffisamment. Au bout de quelques jours (d’auto-observations de votre alimentation), vous serez sans doute surpris d’apprendre ou de redécouvrir les véritables mobiles de vos comportements. Les auto observations ne sont ni simples ni agréables à réaliser. Cependant, elles constituent la clef de voûte de votre processus de changement. Faites-les avec obstination. Vous en tirerez un grand profit » « Comment sortir de la boulimie et se réconcilier avec soi-même » (Editions Odile Jacob), Dr François Nef et Dr Yves Simon

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Pour vous libérer des problèmes avec le poids, utilisez votre intelligence émotionnelle!

L’observation est un outil précieux pour se libérer des problèmes de poids et/ou de boulimie. Plus on connaît le problème, plus on peut agir efficacement et en union avec soi et avec ses besoins.

Vous pouvez par exemple observer les exceptions et les aggravations au problème.

 Quand le problème ne se produit pas (Si vous êtes boulimique par exemple, quand êtes vous ou avez vous été libre de boulimie, quand mangez vous à votre faim sans être dans la hantise de grossir ou dans l’obsession de la minceur?) (Si vous avez tendance à grignoter du sucré, quand êtes vous  libre de ce besoin de grignoter?)?

Qu’y a-t-il de différent dans ces moments là ?

 Il est intéressant d’observer que le problème n’est pas toujours présent et qu’il y a certainement des moments ou vous nourrissez bien, en fonction de votre faim réelle…

 Il y a peut-être déjà eu des moments dans votre histoire où le problème n’existait pas. Qu’y avait-il de différent à ces époques là ?

Un exercice d’auto-hypnose pour se libérer des problèmes de poids ou de boulimie

 (exercice inspiré du livre de SALEM & BONVIN « soigner par l’hypnose » – éditions Masson -)

 

-Installez-vous confortablement

-Fixez un point devant vous, un peu au-dessus de la ligne de l’horizon

-Attendez tranquillement que vos yeux vous donnent le signal de fermer les paupières (picotements des yeux, brouillage de la vue, clignement et alourdissement des paupières). Laissez-vous surprendre par les sensations qui vont vous venir.

-Laissez les paupières se fermer d’elles-mêmes (quand elles l’ont décidé et non quand vous l’avez décidé)

-Observez comment vos muscles de votre corps se relaxent à chaque expiration (en devenant plus lourds, plus chauds, en modifiant les sensations d’autocontact et de contact avec le fauteuil).

-Approfondissez votre détente en utilisant l’imagerie de l’escalier (à chaque marche, à chaque expiration, vos muscles se relaxent un peu plus) ou en imaginant que vous êtes un oiseau (à chaque inspiration, vous prenez votre envol, à chaque expiration, vos ailes se rabattent, vous volez au rythme de la respiration, plus vous vous relaxez, plus vous vous envolez…)

-Guettez le moment ou votre « lieu ressource » va se manifester, sans chercher à le trouver mais en le laissant venir (sensation particulièrement plaisante de telle partie du corps, image particulière, souvenir « privé » réconfortant, etc.)

 

Le « lieu ressource » est un exercice fréquemment utilisé en hypnose.

On s’imagine dans un endroit agréable, par exemple un endroit de vacances, imaginaire ou réel. On utilise nos cinq sens pour rendre cet endroit tangible (ce qu’on voit dans cet endroit, ce qu’on entend dans cet endroit, ce que l’on y sent, ce que l’on y goûte, ce que l’on y respire). Le lieu ressource peut aussi être le souvenir (ou le fantasme) d’une sensation agréable (par exemple, la dernière fois qu’on a pris son bain et qu’on était bien au chaud, protégé, à l’aise dans l’eau chaude OU quand on se trouve dans son lit au moment de s’endormir, au chaud sous la couette, et on a plus besoin de faire d’efforts, on peut juste prendre plaisir à se laisser aller au sommeil…).

L’exercice du lieu ressource a pour objectif de créer ou de renforcer un sentiment intérieur de sécurité et de liberté.

En répétant fréquemment cet exercice, l’évocation de ce lieu ou de cette scène apaisante, et en associant l’évocation de cette scène ou de ce lieu à un geste physique comme serrer le poing (l’ancrage), on crée une sorte de réflexe sécurisant. 

 

On peut ancrer une sensation de calme et de bien-être mais aussi une émotion liée à des souvenirs bénéfiques (le souvenir d’un moment de fierté, d’insouciance, de confiance…)…

 

Le lieu ressource peut être utilisé comme bouée de secours lors de situations stressantes de la vie quotidienne ou pour approfondir la détente lors de séances d’auto-hypnose.

 

Techniques d’hypnose pour augmenter sa motivation

 

Pendant l’hypnose, pour renforcer sa motivation à changer de comportement alimentaire, des affirmations positives peuvent être suggérées et ressenties : exemple :

 « En mangeant léger, je me sens en bonne santé, léger(ère), bien dans ma peau… »

 

L’inconscient ne comprend pas le négatif. Il est donc contre productif de se dire : « Je ne mangerai plus de chocolat entre les repas », l’inconscient ne percevant pas le négatif, comprendra le contraire !

 

Tout ce que l’on se dit, nos pensées, notre imaginaire ont une grande influence sur ce qui se produit dans notre vie. Ainsi, s’imaginer positivement le changement, se représenter une vie sans boulimie/hyperphagie est déjà un grand pas vers ce changement.

 

 

Trois questions à se poser avant d’entreprendre un régime

Prêt? Désireux? Capable?

Dans leur livre « l’entretien motivationnel », Miller & Rollnick décrivent l’état d’esprit nécessaire pour qu’un changement durable s’établisse dans la vie d’une personne, que ce soit arrêter de boire, arrêter de fumer, opter pour un nouveau mode d’alimentation ou tout autre changement.

Pour qu’un changement survienne, il faut le désirer (avoir une motivation forte), il faut que ce changement soit prioritaire et il faut se considérer capable d’établir ce changement (sentiment d’efficacité personnelle).

Avant de se lancer dans un régime ou une modification de son mode d’alimentation, les trois questions à se poser sont les suivantes :

-Est-ce que ce changement est vraiment important pour moi? Est-ce que je le désire vraiment?

-Est-ce que je me considère  capable de changer ce comportement?

-Ce changement est-il prioritaire? Suis-je prêt à changer? (Quelles conséquences aura le changement sur les autres aspects de ma vie et sur mon environnement?)

La motivation de changer

Vous souhaitez mincir ou vous libérer de la boulimie?

Il est important de prendre en compte votre motivation à changer. Pour qu’un changement puisse avoir lieu, changement comme celui de se libérer de la boulimie ou de manger différemment, il faut que la motivation soit puissante.

Il faut aussi que l’espoir que vous mettez sur la minceur soit réaliste (inutile de compter sur la minceur pour résoudre toutes les difficultés de la vie).

Il est important de prendre en considération l’ambivalence face au changement (Il y a toujours du pour et du contre dans le fait de changer).

Beaucoup de personnes changent facilement leur alimentation dès lors qu’elles sont motivées et se trouvent dans un état d’esprit propice au changement.

Qu’est-ce-qui vous motive à devenir plus mince ou à manger différemment? La santé? La forme? L’idée de devenir plus séduisant(e) à vos yeux ou aux yeux d’autrui? L’idée que la minceur va vous apporter confiance en vous?

Dans votre esprit, la minceur est-elle associée à une valeur?

Vous pouvez augmenter votre motivation à mincir ou à manger différemment, par exemple, en visualisant le plaisir que va vous apporter un changement d’habitude.

Vous pouvez vous visualiser, par exemple, en train de prendre plaisir à déguster une salade, de prendre plaisir à vous sentir léger (ère), en forme physiquement, à l’aise dans tel ou tel vêtement…La carotte motive bien davantage que le bâton

La différence entre estime de soi, confiance en soi et affirmation de soi

L’Estime de soi : c’est le regard porté sur soi, la façon dont l’on se voit, dont l’on s’évalue.

L’estime de soi est basée sur un sentiment vis à vis de soi : je m’aime plus ou moins bien, me vois et me traite en conséquence.

Notre amour pour nous mêmes dépend en majeure partie de la façon dont nous avons été aimés et considérés étant enfants. Ainsi, un enfant abandonné ou maltraité aura tendance à se considérer négativement. Il aura plus de difficultés qu’un autre à s’apprécier. Il s’estimera souvent indigne d’amour ou d’intérêt.

Mais ce n’est pas parce qu’une personne a été mal aimée étant enfant qu’elle est condamnée à rester dans la dépréciation de soi. L’estime de soi n’est pas figée une fois pour toute. Elle peut toujours évoluer.

Confiance en soi :

La confiance en soi est une prédiction que l’on se fait sur soi-même, sur sa capacité à disposer ou non des ressources nécessaires pour atteindre un objectif ou pour faire face à tel ou tel événement.

Estime de soi et confiance en soi sont liées. Si l’on se voit comme un bon à rien, l’on se verra incapable d’atteindre ses objectifs.

Quoiqu’il en soit, chacun a déjà acquis de la confiance. Que l’on pense à toutes ces compétences apprises depuis la naissance.

Il a fallu, par exemple, étant enfant, apprendre à se tenir debout et à marcher. A force de tomber, de se relever, de réessayer, la marche a finalement été apprise…Et la confiance s’est installée…

Il est possible de développer sa confiance dans bon nombre de domaines (acquisition de savoirs faire, de connaissances, de savoirs êtres). A condition de supporter de vivre les débuts incertains et insécurisants d’une pratique nouvelle.

Affirmation de soi :

L’affirmation de soi est la capacité d’exprimer sereinement ses opinions, ses valeurs, ses émotions et ses besoins. C’est donc la capacité de prendre sa place dans la relation. Ni carpe, ni requin. Ni paillasson, ni hérisson…S’affirmer sereinement – ni dans l’inhibition — ni dans l’agression.