Donner du sens à la vie

20180105233205_IMG_0020.jpgLes anciens Grecs (les Stoïciens) le disaient déjà. Ce ne sont pas tant les situations qui font notre bonheur que ce que l’on se raconte à propos d’elles.

Viktor Frankl (1905-1997) est un psychiatre qui a vécu trois ans dans le camp de concentration d’Auschwitz où il a perdu sa femme enceinte, son frère et ses parents.

Il a survécu à cette horreur et a parlé des forces dont l’être humain dispose pour vivre les situations les plus douloureuses. Selon lui, l’essentiel, ce qui nous tient en vie, c’est notre capacité à donner du sens aux événements.

Quel sens donner à une vie en camp de concentration?

Il en parle dans son livre « Découvrir un sens à sa vie » (Ed J’ai Lu). Il évoque notamment l’importance d’avoir un projet, une foi en un avenir. Ainsi, durant sa détention, pour ne pas sombrer, il s’imaginait quelquefois les discours qu’il en donnerait par la suite. Malgré l’horreur des camps, le prisonnier, dit-il, menait parfois une vie spirituelle très riche.

« Il était indispensable, si l’on voulait aider un prisonnier à retrouver sa force intérieure, de lui suggérer un but quelconque…(…) Malheur à celui qui ne trouvait plus de sens à sa vie, qui n’,avait plus de but, plus de raison d’aller de l’avant. Il était condamné. A tout argument encourageant, un tel homme avait l’habitude de répondre : « Je n’attends plus rien de la vie. » Que répliquer à cela? (…) Il fallait que nous montrions à ceux qui étaient en proie au désespoir que l’important n’était pas ce que nous attendions de la vie, mais ce que la vie attendait de nous. Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était la vie qui nous questionnait – journellement et à toute heure. »

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