La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

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Prédiction auto-réalisante

L’on parle de « prédiction auto-réalisante » ou de « prophétie auto-réalisatrice » pour désigner l’influence de nos croyances sur ce qui va effectivement se produire dans la réalité.
Comme le dit Thierry Melchior dans son livre « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » : craindre c’est croire.
Si je crains intensément de rater un entretien d’embauche, de ne pas faire bonne impression, d’avoir l’air ridicule, mes craintes, et donc mes croyances que je ne vais pas paraître à la hauteur, auront un effet sur la situation réelle. Je serai mal à l’aise, confus, tendu…Ma peur d’avoir l’air bête sera tellement forte que je présenterai mes atouts sans grande conviction…Ma manière de me présenter aura un effet sur l’impression produite sur l’employeur. Mes craintes du départ risquent fort bien de se voir confirmées.
La façon dont l’autre me voit a une influence sur la façon dont je me comporte et sur ce que je deviens (surtout dans le cas des enfants dont l’identité est en construction et véritablement forgée par la façon dont ils sont aimés et considérés par leur entourage adulte proche) mais la façon dont je me vois, mes croyances, mes peurs ont aussi une influence prépondérante sur la façon dont l’autre me considère.

Prédiction auto-réalisante en entretien d'embauche

Prédiction auto-réalisante en entretien d’embauche

Un exercice de visualisation créatrice

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Faites une pause dans le tourbillon de la vie !

Arrêtez-vous trois minutes et installez-vous confortablement !

Ne faites plus rien !

Fermez les yeux et contemplez : comment vous sentez-vous ?
Tendu ? Relâché ? Préoccupé ? Envahi par les pensées ?

Observez votre respiration ! Est-elle rapide ? Lente ? Haute ? Basse ?

Quand nous nous calmons, notre respiration devient plus lente et plus profonde.

Visualisez quelque chose de positif, comme le soleil, la lumière, un souvenir agréable…Inspirez profondément.

Faites une longue expiration et relâchez les muscles…Vous pouvez visualiser une fumée noire qui sort de votre corps en même temps que le gaz carbonique et emporte avec elle les tensions inutiles, les pensées toxiques…

Inspirez et expirez trois fois de cette façon.

Et reprenez vos activités, plus tranquille…

Sophrologie et cerveau

Toutes les expériences que nous vivons ont un impact direct sur notre cerveau. Sous l’effet de nos pensées, de nos émotions, de nos actes, le cerveau (nos neurones et la façon dont ils s’interconnectent) se modifie. C’est ce que l’on appelle « la plasticité neuronale ».

Notre imaginaire a une influence beaucoup plus importante que ce que l’on se figure habituellement. Le cerveau ne fait pas de différence entre un fait réel et un fait imaginaire. Jouir de s’imaginer en train de prendre un bain de soleil ou jouir réellement de ce bain de soleil, pour le cerveau, cela ne fait pas de différence.

C’est dire que l’influence d’un événement imaginaire peut être tout aussi importante (si pas davantage) qu’un événement réellement vécu.

Garder l'esprit ouvert

Garder l’esprit ouvert

 

 

 

 

 

 

 

Les exercices de visualisation créatrice de la sophrologie ont pour objectif de nous aider à nous apaiser et à mieux vivre notre vie.

Se représenter une issue favorable à une difficulté, revivre un souvenir positif, visualiser une image de calme ou se dire à soi-même un mot aidant permettent d’avoir une influence directe et positive sur nous-mêmes et sur notre cerveau.

Plus l’exercice sera répété, plus il aura de l’effet. Tout comme l’entrainement sportif régulier raffermit les muscles, la sophrologie entraine notre cerveau à l’apaisement et au bien-être.

 

 

La relation à soi-même

Dans leur livre « l’estime de soi », Christophe André et François Lelord font du rapport à soi-même l’une des trois clés essentielles pour améliorer son estime de soi.

Difficile de bien se traiter quand l’on a été mal traité étant enfant. Les personnes ayant reçu peu de considération étant petites, ou ayant du assumer jeunes des responsabilités trop lourdes, ont souvent pris l’habitude de ne pas accorder d’importance à leurs besoins, de ne pas prêter attention à leur désir, de se surresponsabiliser , de s’oublier au profit d’autrui ou des attentes, quelquefois imaginaires, d’autrui.

Difficile aussi de faire preuve de bienveillance envers soi-même, dans certains contextes sociaux ou professionnels maltraitants où il s’agit de se montrer toujours plus performant au mépris de ses besoins et de ses limites.

Beaucoup de travailleurs sont ainsi touchés par le stress et à trop se stresser, à trop se mettre la pression, le risque est d’épuiser l’organisme et de vivre un « burn-out ».

Se connaître, s’accepter, assumer son parcours, ses limites, sa faillibilité : tout un programme…

L’un des bénéfices de la pratique de l’hypnose, c’est de cultiver l’acceptation, l’accueil de ce qui est.