Comment se déroule une séance d’hypnose?

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Assise ou allongée, la personne a les yeux fermés ou fixe un point sur le mur. Elle est invitée à s’installer confortablement. Á ses côtés, le thérapeute guide son attention vers les bruits extérieurs, vers certaines zones du corps. Il l’invite à se détendre. Il l’amène progressivement à expérimenter un état hypnotique et à l’approfondir.
Ceci n’est possible que si la personne le désire. Aucun thérapeute n’a le pouvoir d’aller à l’encontre de la volonté du patient.
La grande majorité des personnes expérimente une détente profonde, la sensation d’être entre veille et sommeil. Ils se sentent « un peu ailleurs », « absents », ou alors « hyper conscients ».
Des suggestions directes (« vous vous sentez libéré de vos difficultés ») ou indirectes (« la plupart des gens peuvent apprendre à se détendre ») sont proposées. Quelquefois, le thérapeute raconte une histoire. D’autrefois, il amène la personne à anticiper son avenir ou à retrouver des souvenirs d’enfance.
Au terme de la séance, le patient quitte l’état hypnotique en douceur tandis que le thérapeute compte à rebours.

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L’acceptation

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L’acceptation est le premier pas vers la guérison. Avant de pouvoir changer quelque chose, il faut d’abord l’accepter. Sans acceptation, aucune évolution n’est possible. Accepter, c’est d’abord reconnaître ce qui est. Ensuite, c’est « faire avec » : accueillir, vivre l’expérience qui se présente.

Nous avons tous tendance à travestir légèrement la réalité, à ne pas trop regarder ce qui ne nous plaît pas ou, au contraire, à y rester fixé. Mais si l’on ne prend pas en considération ce qui est, nos sensations, nos émotions, nos limites, nos points de vue, notre histoire, il nous sera impossible de nous épanouir.

S’accepter et accepter la vie telle qu’elle se présente n’est pas facile. Chacun de nous vit des moments difficiles, des épreuves, des émotions douloureuses. Personne n’y échappe. En acceptant de vivre aussi les émotions négatives, nous vivons mieux ! Et nous devenons plus fort !
Attention : il y a une grande différence entre acceptation et résignation. Accepter ce n’est pas se résigner et subir impuissant les coups du sort. Accepter, c’est une façon d’aborder les événements de la vie avec davantage de sagesse.

La méditation de pleine conscience, la sophrologie, l’hypnose…aident à développer l’acceptation.

Lâcher prise

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« L’art véritable est sans but, sans intention. Plus obstinément vous persévérerez à vouloir apprendre à lâcher la flèche en vue d’atteindre sûrement un objectif, moins vous y réussirez, plus le but s’éloignera de vous. Vous pensez que ce que vous ne faites pas par vous-même ne se produira pas. » – Eugen Herrigel dans « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc ».

Dans la pratique zen japonaise du tir à l’arc, l’on connaît bien le paradoxe : c’est quand l’archer cesse à tout prix de vouloir atteindre la cible qu’il l’atteint.

Apprendre à accepter ce qui est, c’est apprendre à lâcher prise, à « laisser faire »,  laisser être. C’est développer une confiance fondamentale en la vie.

Nous sommes attachés à toute une série de choses :

  • L’attachement à l’enfance et à la jeunesse : la difficulté de grandir et de vieillir.
  • L’attachement à la vie, à la santé.
  • L’attachement à nos proches.
  • L’attachement à nos biens.
  • L’attachement à nos objectifs.
  • L’attachement à nos croyances et pensées toxiques
  • L’attachement à des épisodes douloureux de la vie

 

Trop vouloir atteindre un but est contreproductif. Il y a trop de peurs, trop de pression, trop de désir. Paradoxalement, l’état d’esprit idéal pour atteindre une cible est de ne pas trop vouloir l’atteindre. Ceci ne signifie pas qu’il faut abandonner tout projet, tout objectif. Mais il s’agit de ne pas trop se mettre la pression pour l’obtenir, ne pas en faire une question de vie ou de mort, apprendre à relativiser.

Nous sommes attachés à des croyances toxiques car elles font partie de notre carte du monde, elles donnent sens au monde et fondent notre identité. Les abandonner représente une menace. Menace de chaos, de non-sens, de perte d’identité. Ces croyances peuvent concerner notre personne (« Je suis coupable », « Je ne suis pas à la hauteur », « Je ne mérite pas d’être aimé(e)…) ou le monde extérieur (« les autres savent mieux que moi », « le monde est dangereux », « les personnes veulent toujours abuser de moi »…).

L’une des croyances répandues consiste à penser que notre bonheur dépend de l’autre ou des circonstances extérieures, à sous-estimer le pouvoir du travail intérieur.

Nous avons souvent tendance à rester fixés à certaines expériences de vie douloureuses. Comme si certains événements insupportables ou non digérés nous engluaient et coloraient toutes nos expériences.

Comme le disent bien Rosette Poletti et Barbara Dobbs dans leur livre « lâcher prise », toutes les grandes traditions spirituelles insistent sur le fait que bien vivre, c’est pouvoir « lâcher prise », …

« L’être humain, chacun de nous, lutte de toutes ses forces pour s’accrocher à ce qui l’entoure. Il s’accroche à ses croyances, à ses façons de voir, à ses principes, à ceux qu’il aime, à ses biens, à sa santé, à ses œuvres, à sa sécurité. Il cherche à contrôler ceux qui l’entourent, à dominer les événements, à influencer le cours de son destin. Investi dans cette quête de contrôle, il perd le calme intérieur, il perd sa sérénité et met toute son énergie à nourrir l’illusion qu’un jour il parviendra à contrôler pleinement sa vie… »

Rosette Poletti et Barbara Dobbs dans « lâcher prise » éditions Jouvence.