Face à la peur

shutterstock_96056633Face à la peur, nous ne sommes pas sans ressources. De nombreuses psychothérapies efficaces existent.
Les thérapies cognitivo-comportementales préconisent d’affronter la peur. En effet, ce qui fait diminuer la peur (d’un événement imaginaire), c’est de s’y exposer, d’accepter de la vivre. Mais attention, pas n’importe comment : il s’agit de s’exposer progressivement à la peur, tout en douceur, afin de ne pas être débordé par l’émotion.
Ainsi, dans les thérapies cognitivo-comportementales, il existe des techniques de désensibilisation progressive. Il s’agit de s’exposer à ce que l’on redoute – d’abord en pensée, en imagination, puis dans la réalité.
Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) insistent sur l’importance de l’expérimentation, sur le pouvoir des actes. Nos actes parlent plus fort que nos paroles. Quand nous évitons quelque chose qui nous fait peur, notre acte nous persuade nous-même qu’il y a réellement un obstacle insurmontable, qu’il y a lieu d’avoir peur. Ce faisant, dans notre propre esprit, l’idée du danger est renforcée.
En affrontant progressivement la peur, nous pouvons réaliser « dans nos tripes » que la peur n’était pas aussi terrible qu’elle nous paraissait. Le fait de réaliser cela expérimentalement modifie nos représentations mentales.
La peur est une réaction instinctive, commandée par le cerveau limbique, plus rapide que le cortex impliquant une réflexion. Pour calmer la peur, il est inutile de se raisonner, il faut expérimenter dans son corps que le danger n’est pas aussi terrible que ce que l’on avait imaginé.

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Se libérer de la comparaison

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« Je peux me comparer (à telle ou telle autre personne, à une moyenne statistique, à une norme, à un modèle idéal…), mais rien ne m’oblige à le faire. La question est simplement : y a-t-il avantage à le faire? Si la seule chose qui en résulte est de la souffrance, à quoi bon? » (Thierry Melchior dans « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » – éditions les empêcheurs de penser en rond).

Dans leur livre sur l’estime de soi, Christophe André et François Lelord parlent des personnes dont l’estime de soi varie fort en fonction du regard de l’autre, des succès… Nous pouvons apprendre à nous libérer en partie de notre dépendance au jugement d’autrui et de la tendance à nous comparer, à nous situer en fonction des autres (moins beau, plus beau, moins accompli, plus accompli…).

Ceci, en commençant par reconnaître ce qui existe en nous : nos caractéristiques physiques mais aussi nos ressentis, notre histoire singulière…Le travail intérieur permet de développer une relative autonomie par rapport à la considération d’autrui.

Des pratiques comme la sophrologie, le sport, la méditation où l’on rentre en contact avec nos sensations physiques, permettent de se détacher de l’extérieur et de fonctionner davantage « en référence interne ».

La sécurité de base

La confiance en soi est étroitement liée à notre histoire affective, à la façon dont nous avons été aimés et traités étant enfants.

L’amour maternel est vital, non seulement pour la survie physique du nourrisson mais aussi pour son équilibre psychique, pour la construction de sa personnalité. D’un état où il ne se différencie pas de sa mère, où il fusionne avec elle, le bébé va progressivement réaliser son identité propre. Des carences de soins ou au contraire, un excès de prévenance maternelle (la mère ne parvenant pas à lâcher son bébé, le couvant excessivement, l’empêchant de faire l’expérience structurante du manque) entravent l’autonomisation.

L’amour, des soins adéquats, l’attention de la maman  donnent à l’enfant  une « sécurité de base », capital confiance qui l’accompagnera tout au long de sa vie et lui permettra d’affronter plus sereinement les épreuves.

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