Faites reculer les limites imposées par la peur!

Identifiez vos principales peurs, dressez-en la liste par ordre croissant, de la peur la plus légère à la peur la plus importante et invalidante.

Affrontez d’abord vos peurs les plus mineures. Ressentez-les d’abord en pensées, en imagination avant de les affronter dans la réalité.

Imaginez que vous êtes confronté à la situation. Choisissez la première peur de la liste, la plus légère. Tentez de faire défiler dans votre tête ce que vous redoutez. Cherchez à ressentir la peur. Si des idées ou de sensations pénibles vous viennent, ne cherchez pas à les chasser, acceptez de les ressentir ! Refaites le même exercice plusieurs fois jusqu’à ce que vous puissiez vous exposer à la situation dans la réalité.

Cherchez ensuite à vous confronter dans la réalité à ce que vous redoutez.

Pour que les expositions soient efficaces, il convient de s’exposer suffisamment longtemps à la peur. Une fois que vous sentez que la peur a diminué, choisissez une nouvelle situation un peu plus anxiogène dans la liste.

IMZ-PGI0455Recommencez !

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Face à la peur

shutterstock_96056633Face à la peur, nous ne sommes pas sans ressources. De nombreuses psychothérapies efficaces existent.
Les thérapies cognitivo-comportementales préconisent d’affronter la peur. En effet, ce qui fait diminuer la peur (d’un événement imaginaire), c’est de s’y exposer, d’accepter de la vivre. Mais attention, pas n’importe comment : il s’agit de s’exposer progressivement à la peur, tout en douceur, afin de ne pas être débordé par l’émotion.
Ainsi, dans les thérapies cognitivo-comportementales, il existe des techniques de désensibilisation progressive. Il s’agit de s’exposer à ce que l’on redoute – d’abord en pensée, en imagination, puis dans la réalité.
Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) insistent sur l’importance de l’expérimentation, sur le pouvoir des actes. Nos actes parlent plus fort que nos paroles. Quand nous évitons quelque chose qui nous fait peur, notre acte nous persuade nous-même qu’il y a réellement un obstacle insurmontable, qu’il y a lieu d’avoir peur. Ce faisant, dans notre propre esprit, l’idée du danger est renforcée.
En affrontant progressivement la peur, nous pouvons réaliser « dans nos tripes » que la peur n’était pas aussi terrible qu’elle nous paraissait. Le fait de réaliser cela expérimentalement modifie nos représentations mentales.
La peur est une réaction instinctive, commandée par le cerveau limbique, plus rapide que le cortex impliquant une réflexion. Pour calmer la peur, il est inutile de se raisonner, il faut expérimenter dans son corps que le danger n’est pas aussi terrible que ce que l’on avait imaginé.

La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

Le temps de la thérapie

Combien de temps va durer ma thérapie?

 

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Se donner le temps

 

De nos jours, beaucoup de personnes s’inquiètent à l’idée d’entreprendre une thérapie et de « perdre des années à tourner en rond ». Il existe parfois des écueils dans la thérapie, des thérapies sans fin qui n’évoluent plus. Mais aussi, fréquemment, l’on rechigne à s’octroyer le temps de faire un travail sur soi. Aujourd’hui, il faut être rapide. « Avancer ». « Aller de l’avant »…L’on estime que le problème devrait être réglé rapidement, en quelques séances…L’on craint parfois qu’en parlant d’un passé traumatique, l’on y demeure englué …Les mutuelles ne remboursent en général pas davantage que huit séances, promouvant de la sorte l’idée d’un traitement rapide. La tendance sociétale dominante est au faire et non à l’être (voir l’article mode faire et mode être).

Il est important de ne pas se laisser trop mener par le productivisme ambiant. La pression à l’efficacité, trop vouloir se débarrasser d’un problème (comme la dépression, la boulimie, les troubles anxieux…) est contreproductif. Paradoxalement, le premier pas vers la libération est l’acceptation. Pour se libérer d’une difficulté psychologique, il faut accepter son état et se donner le temps de faire le travail émotionnel et relationnel nécessaire.

Les psychothérapeutes ne fixent en général pas à l’avance le temps d’une thérapie. Chaque thérapie est différente. Et la durée d’une thérapie sera fonction de la situation, de la demande et de l’investissement du patient. Et aussi de la relation thérapeutique qui aura été instaurée.

Dans la thérapie Rogérienne, le patient a son propre rythme de croisière, c’est lui qui mène la bateau. C’est lui aussi qui décide aussi de la fin du voyage

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La sécurité de base

La confiance en soi est étroitement liée à notre histoire affective, à la façon dont nous avons été aimés et traités étant enfants.

L’amour maternel est vital, non seulement pour la survie physique du nourrisson mais aussi pour son équilibre psychique, pour la construction de sa personnalité. D’un état où il ne se différencie pas de sa mère, où il fusionne avec elle, le bébé va progressivement réaliser son identité propre. Des carences de soins ou au contraire, un excès de prévenance maternelle (la mère ne parvenant pas à lâcher son bébé, le couvant excessivement, l’empêchant de faire l’expérience structurante du manque) entravent l’autonomisation.

L’amour, des soins adéquats, l’attention de la maman  donnent à l’enfant  une « sécurité de base », capital confiance qui l’accompagnera tout au long de sa vie et lui permettra d’affronter plus sereinement les épreuves.

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