La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

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L’état modifié de conscience : qu’est-ce-que c’est ?

« L’état modifié de conscience » (aussi appelé « transe », « état sophronique », « niveau paradoxal de vigilance »…) est difficile à définir ; il diffère d’une personne à l’autre et d’une séance à l’autre. Selon Milton Erickson (psychiatre et psychothérapeute très renommé fondateur de la « nouvelle hypnose »), il existe des « petites transes de la vie de tous les jours », par exemple, quand on oublie un instant le monde extérieur et qu’on est tout à fait absorbé par quelque chose, par exemple, par la vision du chat en train de se lécher, ou par la contemplation des flammes d’un feu ou encore quand on coupe les carottes et qu’on est si concentré qu’on en oublie tout le reste. Dans son livre « créer le réel », Thierry Melchior explique qu’il y a deux caractéristiques essentielles à « l’état modifié de conscience » :

1) La focalisation de l’attention :

Dans cet état et contrairement à l’état vigile habituel, l’attention est focalisée.

2) La déprivation sensorielle :

Dans « l’état modifié de conscience », le monde extérieur perd de son importance. L’individu a tendance à se laisser absorber par son monde intérieur et son imaginaire. Quand les stimuli dans l’environnement sont répétitifs ou ennuyeux, quand rien de nouveau ne survient dans l’environnement, l’individu entre facilement dans un autre état de conscience (cf le phénomène d’hypnose des autoroutes).

« Dans les caissons d’isolation sensorielle où l’on flotte, sans
aucun effort, sur un liquide saturé en sel d’Epsom porté à la même température
que celle de la peau, dans le noir et le silence le plus complet, la rêverie
peut devenir très intense, comme si on rêvait les yeux ouverts, en hallucinant.
De même, lors des rites de type vaudou ou apparentés, le rythme lancinant des
tambours plonge rapidement les participants dans des états modifiés de
conscience, déconnectés de la réalité extérieure, en prise sur l’imaginaire
magico-religieux propre à la cérémonie » (Melchior, « Créer le réel » - éditions
Seuil -)