Face à la peur

shutterstock_96056633Face à la peur, nous ne sommes pas sans ressources. De nombreuses psychothérapies efficaces existent.
Les thérapies cognitivo-comportementales préconisent d’affronter la peur. En effet, ce qui fait diminuer la peur (d’un événement imaginaire), c’est de s’y exposer, d’accepter de la vivre. Mais attention, pas n’importe comment : il s’agit de s’exposer progressivement à la peur, tout en douceur, afin de ne pas être débordé par l’émotion.
Ainsi, dans les thérapies cognitivo-comportementales, il existe des techniques de désensibilisation progressive. Il s’agit de s’exposer à ce que l’on redoute – d’abord en pensée, en imagination, puis dans la réalité.
Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) insistent sur l’importance de l’expérimentation, sur le pouvoir des actes. Nos actes parlent plus fort que nos paroles. Quand nous évitons quelque chose qui nous fait peur, notre acte nous persuade nous-même qu’il y a réellement un obstacle insurmontable, qu’il y a lieu d’avoir peur. Ce faisant, dans notre propre esprit, l’idée du danger est renforcée.
En affrontant progressivement la peur, nous pouvons réaliser « dans nos tripes » que la peur n’était pas aussi terrible qu’elle nous paraissait. Le fait de réaliser cela expérimentalement modifie nos représentations mentales.
La peur est une réaction instinctive, commandée par le cerveau limbique, plus rapide que le cortex impliquant une réflexion. Pour calmer la peur, il est inutile de se raisonner, il faut expérimenter dans son corps que le danger n’est pas aussi terrible que ce que l’on avait imaginé.

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L’assertivité

L’assertivité c’est la capacité d’exprimer sereinement ses points de vue, besoins & émotions tout en respectant ceux des autres.

Il s’agit d’une attitude apprise qui peut continuer à se travailler tout le long de la vie.

Dans de nombreuses situations relationnelles (par exemple les situations de conflit), l’émotionnel prend le dessus. Au lieu de nous expliquer sereinement, la colère ou la peur, deux émotions instinctives de base, nous submergent.  Nous nous laissons emporter. C’est la voie la plus facile, la plus naturelle. Il s’agit d’une réaction instinctive ou apprise précocement qui se met automatiquement en place.

Dans son livre « Comment apprivoiser son crocodile », Catherine Aimelet-Périssol, médecin et psychothérapeute, parle de cette réaction instinctive comme d’un coup du « crocodile » : elle parle du cerveau reptilien, le siège des émotions instinctives, prenant le dessus et court-circuitant le « cerveau rationnel ».

Nous pouvons, dans une certaine mesure, apprivoiser notre « crocodile ». Par la connaissance de soi tout d’abord, en observant nos réactions émotionnelles, les peurs et les colères qui nous habitent. En revisitant notre histoire, et particulièrement, notre histoire affective…

S’affirmer c’est se différencier, « s’individuer ». Ce processus psychologique de différenciation de soi débute dès les premières minutes de la vie et trouve ses racines dans la relation à notre mère et à notre famille.