Se libérer de la comparaison

shutterstock_113198359

« Je peux me comparer (à telle ou telle autre personne, à une moyenne statistique, à une norme, à un modèle idéal…), mais rien ne m’oblige à le faire. La question est simplement : y a-t-il avantage à le faire? Si la seule chose qui en résulte est de la souffrance, à quoi bon? » (Thierry Melchior dans « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » – éditions les empêcheurs de penser en rond).

Dans leur livre sur l’estime de soi, Christophe André et François Lelord parlent des personnes dont l’estime de soi varie fort en fonction du regard de l’autre, des succès… Nous pouvons apprendre à nous libérer en partie de notre dépendance au jugement d’autrui et de la tendance à nous comparer, à nous situer en fonction des autres (moins beau, plus beau, moins accompli, plus accompli…).

Ceci, en commençant par reconnaître ce qui existe en nous : nos caractéristiques physiques mais aussi nos ressentis, notre histoire singulière…Le travail intérieur permet de développer une relative autonomie par rapport à la considération d’autrui.

Des pratiques comme la sophrologie, le sport, la méditation où l’on rentre en contact avec nos sensations physiques, permettent de se détacher de l’extérieur et de fonctionner davantage « en référence interne ».

Publicités

ImageLes TCC (thérapies cognitivo-comportementales), très réputées dans le traitement de l’anxiété, nous enjoignent à affronter nos peurs. C’est en leur faisant face, en acceptant de les vivre et en les observant que l’on se renforce face à elles.

Trois aspects doivent être observés :

– nos sensations physiques.

– nos cognitions (ce que nous nous racontons quand nous sommes pris par la peur…Par exemple : « Je vais mourir, devenir fou/folle, un accident va arriver à ma famille… » etc.).

– nos comportements (comment réagissons nous face à la peur, nos stratégies de gestion de l’anxiété sont-elles bénéfiques à long terme?).

Pour apaiser l’anxiété, nous pouvons agir sur ces trois aspects :

– AGIR SUR NOS SENSATIONS PHYSIQUES : apprendre à nous relâcher physiquement (par exemple par des exercices de sophrologie ou par l’apprentissage de techniques de respiration).

– AGIR SUR NOS COGNITIONS : apprendre à utiliser notre imaginaire, nous raconter des choses qui font du bien, « imaginer sagement » comme le dit Thierry Melchior dans son livre « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy ».

– CHANGER NOS COMPORTEMENTS : agir, affronter la peur par exemple en utilisant des techniques d’exposition progressive.