L’ancrage

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Qu’est-ce-que l’ancrage?

L’ancrage, c’est le fait de se sentir habiter son corps, de prêter attention à ses sensations physiques. D’être dans le présent, relié à la terre, à la matière. Cela aide à prendre de la distance par rapport aux pensées, au mental qui nous déconnecte!

Dans les techniques de gestion du stress (sophrologie, hypnose, relaxation…) et dans la méditation en marche,  l’on nous invite souvent à sentir le contact de nos pieds avec le sol, avec la terre. Ou encore le contact de notre dos contre le dossier. Cela nous aide à nous ancrer, à être présent, solide, relié et davantage en sécurité.

 

 

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Se libérer de la comparaison

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« Je peux me comparer (à telle ou telle autre personne, à une moyenne statistique, à une norme, à un modèle idéal…), mais rien ne m’oblige à le faire. La question est simplement : y a-t-il avantage à le faire? Si la seule chose qui en résulte est de la souffrance, à quoi bon? » (Thierry Melchior dans « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » – éditions les empêcheurs de penser en rond).

Dans leur livre sur l’estime de soi, Christophe André et François Lelord parlent des personnes dont l’estime de soi varie fort en fonction du regard de l’autre, des succès… Nous pouvons apprendre à nous libérer en partie de notre dépendance au jugement d’autrui et de la tendance à nous comparer, à nous situer en fonction des autres (moins beau, plus beau, moins accompli, plus accompli…).

Ceci, en commençant par reconnaître ce qui existe en nous : nos caractéristiques physiques mais aussi nos ressentis, notre histoire singulière…Le travail intérieur permet de développer une relative autonomie par rapport à la considération d’autrui.

Des pratiques comme la sophrologie, le sport, la méditation où l’on rentre en contact avec nos sensations physiques, permettent de se détacher de l’extérieur et de fonctionner davantage « en référence interne ».

L’acceptation

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L’acceptation est le premier pas vers la guérison. Avant de pouvoir changer quelque chose, il faut d’abord l’accepter. Sans acceptation, aucune évolution n’est possible. Accepter, c’est d’abord reconnaître ce qui est. Ensuite, c’est « faire avec » : accueillir, vivre l’expérience qui se présente.

Nous avons tous tendance à travestir légèrement la réalité, à ne pas trop regarder ce qui ne nous plaît pas ou, au contraire, à y rester fixé. Mais si l’on ne prend pas en considération ce qui est, nos sensations, nos émotions, nos limites, nos points de vue, notre histoire, il nous sera impossible de nous épanouir.

S’accepter et accepter la vie telle qu’elle se présente n’est pas facile. Chacun de nous vit des moments difficiles, des épreuves, des émotions douloureuses. Personne n’y échappe. En acceptant de vivre aussi les émotions négatives, nous vivons mieux ! Et nous devenons plus fort !
Attention : il y a une grande différence entre acceptation et résignation. Accepter ce n’est pas se résigner et subir impuissant les coups du sort. Accepter, c’est une façon d’aborder les événements de la vie avec davantage de sagesse.

La méditation de pleine conscience, la sophrologie, l’hypnose…aident à développer l’acceptation.

Lâcher prise

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« L’art véritable est sans but, sans intention. Plus obstinément vous persévérerez à vouloir apprendre à lâcher la flèche en vue d’atteindre sûrement un objectif, moins vous y réussirez, plus le but s’éloignera de vous. Vous pensez que ce que vous ne faites pas par vous-même ne se produira pas. » – Eugen Herrigel dans « Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc ».

Dans la pratique zen japonaise du tir à l’arc, l’on connaît bien le paradoxe : c’est quand l’archer cesse à tout prix de vouloir atteindre la cible qu’il l’atteint.

Apprendre à accepter ce qui est, c’est apprendre à lâcher prise, à « laisser faire »,  laisser être. C’est développer une confiance fondamentale en la vie.

Nous sommes attachés à toute une série de choses :

  • L’attachement à l’enfance et à la jeunesse : la difficulté de grandir et de vieillir.
  • L’attachement à la vie, à la santé.
  • L’attachement à nos proches.
  • L’attachement à nos biens.
  • L’attachement à nos objectifs.
  • L’attachement à nos croyances et pensées toxiques
  • L’attachement à des épisodes douloureux de la vie

 

Trop vouloir atteindre un but est contreproductif. Il y a trop de peurs, trop de pression, trop de désir. Paradoxalement, l’état d’esprit idéal pour atteindre une cible est de ne pas trop vouloir l’atteindre. Ceci ne signifie pas qu’il faut abandonner tout projet, tout objectif. Mais il s’agit de ne pas trop se mettre la pression pour l’obtenir, ne pas en faire une question de vie ou de mort, apprendre à relativiser.

Nous sommes attachés à des croyances toxiques car elles font partie de notre carte du monde, elles donnent sens au monde et fondent notre identité. Les abandonner représente une menace. Menace de chaos, de non-sens, de perte d’identité. Ces croyances peuvent concerner notre personne (« Je suis coupable », « Je ne suis pas à la hauteur », « Je ne mérite pas d’être aimé(e)…) ou le monde extérieur (« les autres savent mieux que moi », « le monde est dangereux », « les personnes veulent toujours abuser de moi »…).

L’une des croyances répandues consiste à penser que notre bonheur dépend de l’autre ou des circonstances extérieures, à sous-estimer le pouvoir du travail intérieur.

Nous avons souvent tendance à rester fixés à certaines expériences de vie douloureuses. Comme si certains événements insupportables ou non digérés nous engluaient et coloraient toutes nos expériences.

Comme le disent bien Rosette Poletti et Barbara Dobbs dans leur livre « lâcher prise », toutes les grandes traditions spirituelles insistent sur le fait que bien vivre, c’est pouvoir « lâcher prise », …

« L’être humain, chacun de nous, lutte de toutes ses forces pour s’accrocher à ce qui l’entoure. Il s’accroche à ses croyances, à ses façons de voir, à ses principes, à ceux qu’il aime, à ses biens, à sa santé, à ses œuvres, à sa sécurité. Il cherche à contrôler ceux qui l’entourent, à dominer les événements, à influencer le cours de son destin. Investi dans cette quête de contrôle, il perd le calme intérieur, il perd sa sérénité et met toute son énergie à nourrir l’illusion qu’un jour il parviendra à contrôler pleinement sa vie… »

Rosette Poletti et Barbara Dobbs dans « lâcher prise » éditions Jouvence.

Le temps de la thérapie

Combien de temps va durer ma thérapie?

 

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Se donner le temps

 

De nos jours, beaucoup de personnes s’inquiètent à l’idée d’entreprendre une thérapie et de « perdre des années à tourner en rond ». Il existe parfois des écueils dans la thérapie, des thérapies sans fin qui n’évoluent plus. Mais aussi, fréquemment, l’on rechigne à s’octroyer le temps de faire un travail sur soi. Aujourd’hui, il faut être rapide. « Avancer ». « Aller de l’avant »…L’on estime que le problème devrait être réglé rapidement, en quelques séances…L’on craint parfois qu’en parlant d’un passé traumatique, l’on y demeure englué …Les mutuelles ne remboursent en général pas davantage que huit séances, promouvant de la sorte l’idée d’un traitement rapide. La tendance sociétale dominante est au faire et non à l’être (voir l’article mode faire et mode être).

Il est important de ne pas se laisser trop mener par le productivisme ambiant. La pression à l’efficacité, trop vouloir se débarrasser d’un problème (comme la dépression, la boulimie, les troubles anxieux…) est contreproductif. Paradoxalement, le premier pas vers la libération est l’acceptation. Pour se libérer d’une difficulté psychologique, il faut accepter son état et se donner le temps de faire le travail émotionnel et relationnel nécessaire.

Les psychothérapeutes ne fixent en général pas à l’avance le temps d’une thérapie. Chaque thérapie est différente. Et la durée d’une thérapie sera fonction de la situation, de la demande et de l’investissement du patient. Et aussi de la relation thérapeutique qui aura été instaurée.

Dans la thérapie Rogérienne, le patient a son propre rythme de croisière, c’est lui qui mène la bateau. C’est lui aussi qui décide aussi de la fin du voyage

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Un exercice de visualisation créatrice

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Faites une pause dans le tourbillon de la vie !

Arrêtez-vous trois minutes et installez-vous confortablement !

Ne faites plus rien !

Fermez les yeux et contemplez : comment vous sentez-vous ?
Tendu ? Relâché ? Préoccupé ? Envahi par les pensées ?

Observez votre respiration ! Est-elle rapide ? Lente ? Haute ? Basse ?

Quand nous nous calmons, notre respiration devient plus lente et plus profonde.

Visualisez quelque chose de positif, comme le soleil, la lumière, un souvenir agréable…Inspirez profondément.

Faites une longue expiration et relâchez les muscles…Vous pouvez visualiser une fumée noire qui sort de votre corps en même temps que le gaz carbonique et emporte avec elle les tensions inutiles, les pensées toxiques…

Inspirez et expirez trois fois de cette façon.

Et reprenez vos activités, plus tranquille…