Le deuil de l’image parfaite

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Notre Société nous matraque avec des images retouchées de femmes aux corps stéréotypés et qui n’existent pas dans la réalité. Conséquence? L’image exerce sur beaucoup d’entre nous une véritable tyrannie. Que d’énergie dépensée à essayer de correspondre au mieux aux canons de beauté! Que de larmes versées quand l’on ne parvient pas à entrer dans le moule!

Comment aimer et accepter son corps dans une Société aussi normative en matière de beauté? Matraqués par tant d’images publicitaires de femmes jeunes, longues, minces aux regards sulfureux légèrement arrogants, comment vivre bien avec ses défauts physiques, imaginaires et réels? C’est d’autant plus difficile si l’on n’a pas bénéficié, enfant,du regard bienveillant de ses parents.

Pour ceux qui n’aiment pas trop leur image, il s’agit souvent de faire un deuil, le deuil d’un corps imaginaire parfait, d’un idéal inaccessible. Laisser tomber l’illusion qu’une apparence conforme aux canons de la mode est la clé du bonheur et du succès.

Accepter de vieillir, d’avoir des défauts physiques, de ne pas plaire à tout le monde, de ne pas être en tout cas tous les jours, pour toujours et pour tout le monde, la Reine du bal!

Plutôt que de s’acharner à rentrer dans le moule, il s’agit d’apprendre à aimer et à accepter sa fragilité, son imperfection, son humanité.

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Qu’est-ce-que la beauté?

Qu’est-ce-qui fait la beauté? Comment la définir?

L’être humain étudie depuis longtemps cette question.

Pour les Grecs anciens, c’est la symétrie et l’harmonie qui font la beauté d’une personne.

Plus on est jeune, plus le visage est symétrique.

Dans son livre « le poids des apparences », Jean François Amadieu explique qu’il existe dès la départ des inégalités en matière de beauté. Il qualifie de « réalité inavouable » le fait que les beaux soient privilégiés, ceci dès l’école maternelle. Sur le marché de l’emploi, la beauté d’une personne la fait apparaître comme un candidat plus compétent et appréciable qu’elle ne l’est réellement…Pour lui, il vaudrait mieux reconnaître cette injustice fondamentale et armer « les laids » pour faire face à la situation.

Il existe des normes relatives au poids et à la silhouette. Les excès (personnes trop maigres ou trop grosses) ne sont généralement pas jugés beaux. Pour les femmes, la silhouette (rapport taille-hanche – silhouette « poire » plutôt que « pomme ») est un critère de jugement esthétique important.

Mais s’il existe indéniablement une beauté objective, des personnes plus belles que d’autres et privilégiées par leur beauté, il ne faut pas oublier qu’à côté de la beauté plus ou moins objective des corps et des visages, il y a aussi le charme, le charisme, le rayonnement intérieur, les attirances singulières…

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Victoria Janashvili met en valeur les rondes

Photographie de Victoria Janashvili – Rondeurs et beauté http://www.victoriajanashvili.com http://www.victoriajanashvili.com/6e9274879a2290463e557fd24cee9cfb

Redescendre au niveau du ventre

Dans son livre « L’art du pouvoir », Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste possédant une grande expérience de la méditation, utilise la métaphore de l’arbre. Nous sommes comme un arbre. Et nos émotions fortes sont comme des tempêtes. Elles menacent de nous emporter, de déraciner l’arbre et de le faire tomber.
En cas de tempête, Thich Nhat Hanh nous invite à nous ancrer, à nous installer dans une position stable, sur une chaise, les pieds bien à plat sur le sol, sur un coussin en position de méditation ou encore couché. Puis à prêter attention à l’abdomen: observer l’abdomen qui monte et qui descend.
Rester au niveau de la tête, c’est comme si nous nous positionnions au niveau des feuilles de l’arbre et des petites branches du sommet: nous sommes tellement secoués par la tempête que nous pensons que nous allons être emportés!
Mais si nous revenons au niveau du tronc, nous réalisons que nous sommes solides. Et que la tempête ne nous déracinera pas.
Rester au niveau de la pensée est dangereux. Il faut redescendre au niveau du ventre.shutterstock_195152609

La relation à soi-même

Dans leur livre « l’estime de soi », Christophe André et François Lelord font du rapport à soi-même l’une des trois clés essentielles pour améliorer son estime de soi.

Difficile de bien se traiter quand l’on a été mal traité étant enfant. Les personnes ayant reçu peu de considération étant petites, ou ayant du assumer jeunes des responsabilités trop lourdes, ont souvent pris l’habitude de ne pas accorder d’importance à leurs besoins, de ne pas prêter attention à leur désir, de se surresponsabiliser , de s’oublier au profit d’autrui ou des attentes, quelquefois imaginaires, d’autrui.

Difficile aussi de faire preuve de bienveillance envers soi-même, dans certains contextes sociaux ou professionnels maltraitants où il s’agit de se montrer toujours plus performant au mépris de ses besoins et de ses limites.

Beaucoup de travailleurs sont ainsi touchés par le stress et à trop se stresser, à trop se mettre la pression, le risque est d’épuiser l’organisme et de vivre un « burn-out ».

Se connaître, s’accepter, assumer son parcours, ses limites, sa faillibilité : tout un programme…

L’un des bénéfices de la pratique de l’hypnose, c’est de cultiver l’acceptation, l’accueil de ce qui est.

Sophrologie & confiance en soi

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Sophrologie et confiance en soi

La sophrologie aide à développer l’acceptation de soi, ingrédient essentiel de la confiance en soi et de l’affirmation de soi.

Pendant une séance de sophrologie, en effet, l’on apprend à accueillir sans jugement ce qui survient spontanément   : nos sensations, nos images mentales, nos émotions…

L’on entre dans un autre type de rapport à soi ou il n’y à plus de pression à devoir se mettre, ou l’on peut être  libre d’être soi-même avec tout ce qui se passe en nous.   Ici et maintenant.

L’on apprend à mieux s’accepter et à mieux se traiter en se mettant soi-même dans un autre état d’esprit, plus contemplatif.

La pression à l’excellence, à la rentabilité ou à l’efficacité affecte bon nombre d’entre nous et constitue un « mal du siècle », l’un des maux majeurs de notre société capitaliste  marchande.

Les personnes sont souvent étonnées, en pratiquant la sophrologie, de constater à quel point elles se relâchent et  disposent du pouvoir de se libérer de cette pression excessive.

Estime de soi & poids

Photo 232Boulimie et faible estime de soi vont très souvent de pair.

Beaucoup de femmes comptent sur la minceur pour booster leur confiance en elles. Certaines considèrent le poids comme un baromètre de leur valeur.

Pour les personnes boulimiques, prendre quelques grammes est source d’une grande souffrance. Elles s’en font un drame.

Mais en quoi le fait d’avoir pris un peu de poids peut être vécu comme un drame?

Qu’est-ce-qui s’agite dans l’esprit de ces personnes pour causer une telle douleur?

Une peur? Une idée négative de soi? Un sentiment de non-maîtrise? Un laisser-aller coupable?

Paul Watzlawick et ses collègues de l’école de thérapie brève de Palo Alto disent : « le problème, c’est la solution! ».

Souvent, voulant nous libérer de nos difficultés, nous croyons en une solution qui n’est pas la bonne. Nous nous accrochons à cette solution qui ne fait que nous enfoncer davantage et l’on creuse soi-même sa propre ornière.

S’obstiner à croire que la minceur est la solution mène à une impasse.

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