Age et séduction

CimagesO6XMZM77omment séduit-on en vieillissant? Est-on vraiment moins aimé à mesure que l’on prend de l’âge, que la peau se marque et se flétrit, que le corps perd sa jeunesse et sa vigueur ?…Devient-on vraiment moins attirant à mesure que l’on se rapproche du « grand naufrage final »?!

Comme le dit très justement Maïa Mazaurette dans son article sur la sexualité des personnes âgées, l’on se représente plus volontiers une personne âgée dans son potager qu’en train de faire l’amour.

De même, le cinéma nous offre de beaux films d’amour entre jeunes, rarement entre vieux.

Le film « Amour » de Michael Haneke, bien-que très touchant, offre une vision plutôt désespérée sur la question. Dans ce film, un homme âgé finit par tuer « par amour », pour la délivrer de la souffrance, son épouse affligée d’une maladie douloureuse et dégradante.

Les Amours des personnes âgées seraient ils forcément sombres, hantés par la mort, la séparation et la douleur? Avec l’âge, la sexualité s’appauvrirait-elle irrémédiablement?

Le film documentaire « Sex and the silver gays » offre lui une vision nettement plus positive et encourageante. Dans ce film, une bande de gays âgés se retrouvent pour passer du bon temps. L’on se croirait dans un club pour personnes du troisième âge comme il en existe tant d’autres. Mais ce club ci a une particularité! Une fois par mois, les membres partagent une « sex party ». Si le film peut choquer ou en tout cas interpeller (les personnes se sont laissées filmer pendant leurs ébats sexuels), il a le mérite de faire évoluer les regards et de démontrer qu’avec l’âge, la sexualité ne s’appauvrit pas forcément, l’amour peut au contraire gagner en profondeur.

Le film montre en effet des personnes âgées très relax (notamment par rapport à leur apparence physique) partageant avec leurs amis non seulement le plaisir sexuel mais aussi beaucoup de tendresse et d’amour.

Comme quoi, et ce film nous aide à nous libérer des stéréotypes bien sombres sur les amours crépusculaires, il est possible d’aimer et d’être aimé jusqu’à la toute fin! Au delà des apparences…

 

 

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La dépendance

Dans la dépendance, dépendance affective ou dépendance à un produit, la personne s’appuie sur un élément extérieur à elle pour assurer sa sécurité intérieure.

Pour aider un patient à développer sa confiance en lui et son autonomie, les psychanalystes l’inviteront à revisiter son passé, à soigner, au travers du lien au psychothérapeute, les blessures affectives vécues dans l’enfance.

Les thérapeutes d’obédience cognitivo comportementale eux insistent sur le fait que la personne dépendante n’a pas appris à compter sur ses ressources, à se faire confiance, qu’elle s’est habituée à s’appuyer sur un élément extérieur à elle pour se rassurer.

Il n’est jamais trop tard pour découvrir et développer ses ressources intérieures.

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Guérir de la dépendance

La sécurité de base

La confiance en soi est étroitement liée à notre histoire affective, à la façon dont nous avons été aimés et traités étant enfants.

L’amour maternel est vital, non seulement pour la survie physique du nourrisson mais aussi pour son équilibre psychique, pour la construction de sa personnalité. D’un état où il ne se différencie pas de sa mère, où il fusionne avec elle, le bébé va progressivement réaliser son identité propre. Des carences de soins ou au contraire, un excès de prévenance maternelle (la mère ne parvenant pas à lâcher son bébé, le couvant excessivement, l’empêchant de faire l’expérience structurante du manque) entravent l’autonomisation.

L’amour, des soins adéquats, l’attention de la maman  donnent à l’enfant  une « sécurité de base », capital confiance qui l’accompagnera tout au long de sa vie et lui permettra d’affronter plus sereinement les épreuves.

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Mieux vaut seul que mal accompagné

« Mieux vaut seul que mal accompagné » nous dit Pierre Gringoire, poète et dramaturge français du XV ème siècle. L’adage, bien connu de tous, n’est pas toujours facile à appliquer!

La solitude fait peur et nous sommes nombreux à la redouter et à la fuir.

Comment se développe la capacité à être seul?

Tout d’abord, dans l’enfance. Du bébé au jeune adulte, devenir autonome est un long apprentissage, non sans écueils.

Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais, s’est beaucoup intéressé à la question de la solitude et de la dépendance, notamment dans son livre « la capacité d’être seul ». Certains adultes s’écroulent quand l’autre n’est plus là, parfois même physiquement (ils tombent ou ont la sensation de tomber).

Pour Winnicott, la capacité d’être seul s’enracine dans le fait d’avoir pu bénéficier dans la prime enfance d’un environnement suffisamment stable, aimant, rassurant. Pour accéder à une certaine autonomie, il faut que l’enfant ait eu « une mère suffisamment bonne ». Dans son livre (la capacité d’être seul), il parle du fait pour le jeune enfant de pouvoir être seul (avoir ses propres activités, sa propre vie psychique) en présence de la Maman. Cette capacité ne se développe qu’en présence d’une Maman suffisamment aimante et rassurante.

Mais rien n’est jamais perdu! Pour les adultes, quand solitude rime avec désespérance, sentiment de non existence, abandon…une psychothérapie peut aider à réparer les blessures affectives de l’enfance.

La thérapeute peut faire office de « mère suffisamment bonne », offrir au patient un cadre rassurant, une présence fiable et bienveillante qui aidera la personne à apprivoiser l’angoissante solitude.

shutterstock_126133007 La capacité d’être seul s’enracine, selon Winnicott (et bon nombre d’auteurs), dans la prime enfance.