L’ancrage

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Qu’est-ce-que l’ancrage?

L’ancrage, c’est le fait de se sentir habiter son corps, de prêter attention à ses sensations physiques. D’être dans le présent, relié à la terre, à la matière. Cela aide à prendre de la distance par rapport aux pensées, au mental qui nous déconnecte!

Dans les techniques de gestion du stress (sophrologie, hypnose, relaxation…) et dans la méditation en marche,  l’on nous invite souvent à sentir le contact de nos pieds avec le sol, avec la terre. Ou encore le contact de notre dos contre le dossier. Cela nous aide à nous ancrer, à être présent, solide, relié et davantage en sécurité.

 

 

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La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

L’état modifié de conscience : qu’est-ce-que c’est ?

« L’état modifié de conscience » (aussi appelé « transe », « état sophronique », « niveau paradoxal de vigilance »…) est difficile à définir ; il diffère d’une personne à l’autre et d’une séance à l’autre. Selon Milton Erickson (psychiatre et psychothérapeute très renommé fondateur de la « nouvelle hypnose »), il existe des « petites transes de la vie de tous les jours », par exemple, quand on oublie un instant le monde extérieur et qu’on est tout à fait absorbé par quelque chose, par exemple, par la vision du chat en train de se lécher, ou par la contemplation des flammes d’un feu ou encore quand on coupe les carottes et qu’on est si concentré qu’on en oublie tout le reste. Dans son livre « créer le réel », Thierry Melchior explique qu’il y a deux caractéristiques essentielles à « l’état modifié de conscience » :

1) La focalisation de l’attention :

Dans cet état et contrairement à l’état vigile habituel, l’attention est focalisée.

2) La déprivation sensorielle :

Dans « l’état modifié de conscience », le monde extérieur perd de son importance. L’individu a tendance à se laisser absorber par son monde intérieur et son imaginaire. Quand les stimuli dans l’environnement sont répétitifs ou ennuyeux, quand rien de nouveau ne survient dans l’environnement, l’individu entre facilement dans un autre état de conscience (cf le phénomène d’hypnose des autoroutes).

« Dans les caissons d’isolation sensorielle où l’on flotte, sans
aucun effort, sur un liquide saturé en sel d’Epsom porté à la même température
que celle de la peau, dans le noir et le silence le plus complet, la rêverie
peut devenir très intense, comme si on rêvait les yeux ouverts, en hallucinant.
De même, lors des rites de type vaudou ou apparentés, le rythme lancinant des
tambours plonge rapidement les participants dans des états modifiés de
conscience, déconnectés de la réalité extérieure, en prise sur l’imaginaire
magico-religieux propre à la cérémonie » (Melchior, « Créer le réel » - éditions
Seuil -)


L’acceptation

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L’acceptation est le premier pas vers la guérison. Avant de pouvoir changer quelque chose, il faut d’abord l’accepter. Sans acceptation, aucune évolution n’est possible. Accepter, c’est d’abord reconnaître ce qui est. Ensuite, c’est « faire avec » : accueillir, vivre l’expérience qui se présente.

Nous avons tous tendance à travestir légèrement la réalité, à ne pas trop regarder ce qui ne nous plaît pas ou, au contraire, à y rester fixé. Mais si l’on ne prend pas en considération ce qui est, nos sensations, nos émotions, nos limites, nos points de vue, notre histoire, il nous sera impossible de nous épanouir.

S’accepter et accepter la vie telle qu’elle se présente n’est pas facile. Chacun de nous vit des moments difficiles, des épreuves, des émotions douloureuses. Personne n’y échappe. En acceptant de vivre aussi les émotions négatives, nous vivons mieux ! Et nous devenons plus fort !
Attention : il y a une grande différence entre acceptation et résignation. Accepter ce n’est pas se résigner et subir impuissant les coups du sort. Accepter, c’est une façon d’aborder les événements de la vie avec davantage de sagesse.

La méditation de pleine conscience, la sophrologie, l’hypnose…aident à développer l’acceptation.

Les pensées automatiques

Aaron Beck, fondateur du courant de la psychologie cognitive dans les années 1960, a parlé de l’influence prépondérante de nos cognitions sur nos vies. Il a mis en évidence l’existence de « pensées automatiques ».

Les pensées automatiques, ce sont nos discours intérieurs, nos interprétations, nos croyances sur nous-mêmes et sur les événements. Ces discours peuvent facilement passer inaperçus tant ils font partie de notre expérience habituelle, comme une voix off présente en permanence. Ils ne sont accessibles qu’à ceux qui y prêtent attention. Les pensées automatiques négatives causent des émotions douloureuses et ont tendance à susciter des comportements néfastes.

Par exemple :
Anne a senti le rouge lui monter aux joues quand son patron est venu lui demander son rapport d’activités. Toute l’après-midi, après avoir (de nouveau) rougi devant lui, elle a pensé « tu es nulle, tu ne devrais pas être aussi émotive, ce n’est pas professionnel, cela dénote d’un manque de maîtrise de soi, d’une sensibilité ridicule, la prochaine fois, fais attention ! ». Ces pensées ont amené une humeur triste, dépressive et elle s’est sentie hypertendue.

Elle ne supporte plus de rougir devant son chef de service. Ses rougissements, la façon dont elle les interprète, l’amènent à se sentir honteuse d’elle-même. Chaque fois qu’elle se retrouve en présence de son chef de service, elle respire profondément pour se calmer et éviter de rougir. Mais c’est plus fort qu’elle, l’autorité lui a toujours fait peur. Plus elle tente d’éviter de rougir, plus elle rougit… shutterstock_131609690

Prédiction auto-réalisante

L’on parle de « prédiction auto-réalisante » ou de « prophétie auto-réalisatrice » pour désigner l’influence de nos croyances sur ce qui va effectivement se produire dans la réalité.
Comme le dit Thierry Melchior dans son livre « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » : craindre c’est croire.
Si je crains intensément de rater un entretien d’embauche, de ne pas faire bonne impression, d’avoir l’air ridicule, mes craintes, et donc mes croyances que je ne vais pas paraître à la hauteur, auront un effet sur la situation réelle. Je serai mal à l’aise, confus, tendu…Ma peur d’avoir l’air bête sera tellement forte que je présenterai mes atouts sans grande conviction…Ma manière de me présenter aura un effet sur l’impression produite sur l’employeur. Mes craintes du départ risquent fort bien de se voir confirmées.
La façon dont l’autre me voit a une influence sur la façon dont je me comporte et sur ce que je deviens (surtout dans le cas des enfants dont l’identité est en construction et véritablement forgée par la façon dont ils sont aimés et considérés par leur entourage adulte proche) mais la façon dont je me vois, mes croyances, mes peurs ont aussi une influence prépondérante sur la façon dont l’autre me considère.

Prédiction auto-réalisante en entretien d'embauche

Prédiction auto-réalisante en entretien d’embauche

Les ressources inconscientes

En hypnose, vous cessez d’utiliser votre esprit conscient. En hypnose, vous commencez à utiliser votre esprit inconscient. Car inconsciemment, vous en savez autant, et même, vous en savez bien plus que vous n’en savez consciemment.

Milton Erickson

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