En quoi l’hypnose aide-t-elle à se libérer de l’anxiété ?

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Par l’hypnose, nous instaurons un autre type de rapport à soi et à l’environnement : nous nous mettons en contemplation de nous-mêmes ou de notre univers. Nous devenons spectateurs de nous-mêmes.
Cette attitude acceptative et contemplative permet de mieux gérer l’anxiété (refuser où fuir l’anxiété est contre-productif).
Nous explorons et apprenons à mieux connaître les scénarios anxieux qui nous déterminent, à relâcher la pression, à relativiser et à faire confiance en nos ressources. Enfin, nous apprenons à utiliser notre imaginaire pour qu’il nous aide au lieu de nous handicaper.

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Auto-hypnose

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L’hypnose est généralement utilisée dans le cadre d’une thérapie mais elle peut aussi être pratiquée de manière autonome. C’est ce que l’on appelle AUTO-HYPNOSE.
Il existe de nombreux livres et CD d’apprentissage de l’auto-hynose mais le plus facile est d’apprendre l’auto-hypnose avec un hypnothérapeute. Vous pouvez enregistrer les séances (et même créer vos propres suggestions) pour vous exercer à domicile. Se mettre en état hypnotique est un apprentissage. Plus vous pratiquez l’hypnose, plus il vous devient facile d’entrer dans cet état. Mettre au point un « rituel » (pratiquer toujours au même endroit, à la même heure en amorçant le processus avec un rituel) facilite l’apprentissage et vous permet de vous conditionner à la détente.

Comment se déroule une séance d’hypnose?

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Assise ou allongée, la personne a les yeux fermés ou fixe un point sur le mur. Elle est invitée à s’installer confortablement. Á ses côtés, le thérapeute guide son attention vers les bruits extérieurs, vers certaines zones du corps. Il l’invite à se détendre. Il l’amène progressivement à expérimenter un état hypnotique et à l’approfondir.
Ceci n’est possible que si la personne le désire. Aucun thérapeute n’a le pouvoir d’aller à l’encontre de la volonté du patient.
La grande majorité des personnes expérimente une détente profonde, la sensation d’être entre veille et sommeil. Ils se sentent « un peu ailleurs », « absents », ou alors « hyper conscients ».
Des suggestions directes (« vous vous sentez libéré de vos difficultés ») ou indirectes (« la plupart des gens peuvent apprendre à se détendre ») sont proposées. Quelquefois, le thérapeute raconte une histoire. D’autrefois, il amène la personne à anticiper son avenir ou à retrouver des souvenirs d’enfance.
Au terme de la séance, le patient quitte l’état hypnotique en douceur tandis que le thérapeute compte à rebours.

L’hypnose

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L’hypnose est une pratique millénaire qui a été utilisée sous diverses formes, notamment lors de cérémonies magico-religieuses chez les chamanes, dans certaines communautés africaines et chez les indiens d’Amérique du sud.
Ce n’est que vers la fin du 18e siècle qu’elle a commencé à se dégager du religieux pour devenir une pratique thérapeutique.
Aujourd’hui, elle conserve encore une aura un peu magique. On pense souvent qu’elle permet de régresser dans les vies antérieures ou de guérir instantanément en retrouvant un souvenir enfoui. Ou alors, on s’imagine qu’elle implique la soumission à la volonté d’un hypnotiseur tout puissant. Selon Erickson, l’état hypnotique n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit, comme dans la sophrologie, d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier, que l’on appelle aussi: « état modifié de conscience », « transe », « état sophronique »… est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état hypnotique, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes hypercontrôlantes souffrant d’un manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

L’ancrage

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Qu’est-ce-que l’ancrage?

L’ancrage, c’est le fait de se sentir habiter son corps, de prêter attention à ses sensations physiques. D’être dans le présent, relié à la terre, à la matière. Cela aide à prendre de la distance par rapport aux pensées, au mental qui nous déconnecte!

Dans les techniques de gestion du stress (sophrologie, hypnose, relaxation…) et dans la méditation en marche,  l’on nous invite souvent à sentir le contact de nos pieds avec le sol, avec la terre. Ou encore le contact de notre dos contre le dossier. Cela nous aide à nous ancrer, à être présent, solide, relié et davantage en sécurité.

 

 

La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

L’état modifié de conscience : qu’est-ce-que c’est ?

« L’état modifié de conscience » (aussi appelé « transe », « état sophronique », « niveau paradoxal de vigilance »…) est difficile à définir ; il diffère d’une personne à l’autre et d’une séance à l’autre. Selon Milton Erickson (psychiatre et psychothérapeute très renommé fondateur de la « nouvelle hypnose »), il existe des « petites transes de la vie de tous les jours », par exemple, quand on oublie un instant le monde extérieur et qu’on est tout à fait absorbé par quelque chose, par exemple, par la vision du chat en train de se lécher, ou par la contemplation des flammes d’un feu ou encore quand on coupe les carottes et qu’on est si concentré qu’on en oublie tout le reste. Dans son livre « créer le réel », Thierry Melchior explique qu’il y a deux caractéristiques essentielles à « l’état modifié de conscience » :

1) La focalisation de l’attention :

Dans cet état et contrairement à l’état vigile habituel, l’attention est focalisée.

2) La déprivation sensorielle :

Dans « l’état modifié de conscience », le monde extérieur perd de son importance. L’individu a tendance à se laisser absorber par son monde intérieur et son imaginaire. Quand les stimuli dans l’environnement sont répétitifs ou ennuyeux, quand rien de nouveau ne survient dans l’environnement, l’individu entre facilement dans un autre état de conscience (cf le phénomène d’hypnose des autoroutes).

« Dans les caissons d’isolation sensorielle où l’on flotte, sans
aucun effort, sur un liquide saturé en sel d’Epsom porté à la même température
que celle de la peau, dans le noir et le silence le plus complet, la rêverie
peut devenir très intense, comme si on rêvait les yeux ouverts, en hallucinant.
De même, lors des rites de type vaudou ou apparentés, le rythme lancinant des
tambours plonge rapidement les participants dans des états modifiés de
conscience, déconnectés de la réalité extérieure, en prise sur l’imaginaire
magico-religieux propre à la cérémonie » (Melchior, « Créer le réel » - éditions
Seuil -)


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