Le deuil de l’image parfaite

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Notre Société nous matraque avec des images retouchées de femmes aux corps stéréotypés et qui n’existent pas dans la réalité. Conséquence? L’image exerce sur beaucoup d’entre nous une véritable tyrannie. Que d’énergie dépensée à essayer de correspondre au mieux aux canons de beauté! Que de larmes versées quand l’on ne parvient pas à entrer dans le moule!

Comment aimer et accepter son corps dans une Société aussi normative en matière de beauté? Matraqués par tant d’images publicitaires de femmes jeunes, longues, minces aux regards sulfureux légèrement arrogants, comment vivre bien avec ses défauts physiques, imaginaires et réels? C’est d’autant plus difficile si l’on n’a pas bénéficié, enfant,du regard bienveillant de ses parents.

Pour ceux qui n’aiment pas trop leur image, il s’agit souvent de faire un deuil, le deuil d’un corps imaginaire parfait, d’un idéal inaccessible. Laisser tomber l’illusion qu’une apparence conforme aux canons de la mode est la clé du bonheur et du succès.

Accepter de vieillir, d’avoir des défauts physiques, de ne pas plaire à tout le monde, de ne pas être en tout cas tous les jours, pour toujours et pour tout le monde, la Reine du bal!

Plutôt que de s’acharner à rentrer dans le moule, il s’agit d’apprendre à aimer et à accepter sa fragilité, son imperfection, son humanité.

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Age et séduction

CimagesO6XMZM77omment séduit-on en vieillissant? Est-on vraiment moins aimé à mesure que l’on prend de l’âge, que la peau se marque et se flétrit, que le corps perd sa jeunesse et sa vigueur ?…Devient-on vraiment moins attirant à mesure que l’on se rapproche du « grand naufrage final »?!

Comme le dit très justement Maïa Mazaurette dans son article sur la sexualité des personnes âgées, l’on se représente plus volontiers une personne âgée dans son potager qu’en train de faire l’amour.

De même, le cinéma nous offre de beaux films d’amour entre jeunes, rarement entre vieux.

Le film « Amour » de Michael Haneke, bien-que très touchant, offre une vision plutôt désespérée sur la question. Dans ce film, un homme âgé finit par tuer « par amour », pour la délivrer de la souffrance, son épouse affligée d’une maladie douloureuse et dégradante.

Les Amours des personnes âgées seraient ils forcément sombres, hantés par la mort, la séparation et la douleur? Avec l’âge, la sexualité s’appauvrirait-elle irrémédiablement?

Le film documentaire « Sex and the silver gays » offre lui une vision nettement plus positive et encourageante. Dans ce film, une bande de gays âgés se retrouvent pour passer du bon temps. L’on se croirait dans un club pour personnes du troisième âge comme il en existe tant d’autres. Mais ce club ci a une particularité! Une fois par mois, les membres partagent une « sex party ». Si le film peut choquer ou en tout cas interpeller (les personnes se sont laissées filmer pendant leurs ébats sexuels), il a le mérite de faire évoluer les regards et de démontrer qu’avec l’âge, la sexualité ne s’appauvrit pas forcément, l’amour peut au contraire gagner en profondeur.

Le film montre en effet des personnes âgées très relax (notamment par rapport à leur apparence physique) partageant avec leurs amis non seulement le plaisir sexuel mais aussi beaucoup de tendresse et d’amour.

Comme quoi, et ce film nous aide à nous libérer des stéréotypes bien sombres sur les amours crépusculaires, il est possible d’aimer et d’être aimé jusqu’à la toute fin! Au delà des apparences…

 

 

Se libérer de la comparaison

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« Je peux me comparer (à telle ou telle autre personne, à une moyenne statistique, à une norme, à un modèle idéal…), mais rien ne m’oblige à le faire. La question est simplement : y a-t-il avantage à le faire? Si la seule chose qui en résulte est de la souffrance, à quoi bon? » (Thierry Melchior dans « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » – éditions les empêcheurs de penser en rond).

Dans leur livre sur l’estime de soi, Christophe André et François Lelord parlent des personnes dont l’estime de soi varie fort en fonction du regard de l’autre, des succès… Nous pouvons apprendre à nous libérer en partie de notre dépendance au jugement d’autrui et de la tendance à nous comparer, à nous situer en fonction des autres (moins beau, plus beau, moins accompli, plus accompli…).

Ceci, en commençant par reconnaître ce qui existe en nous : nos caractéristiques physiques mais aussi nos ressentis, notre histoire singulière…Le travail intérieur permet de développer une relative autonomie par rapport à la considération d’autrui.

Des pratiques comme la sophrologie, le sport, la méditation où l’on rentre en contact avec nos sensations physiques, permettent de se détacher de l’extérieur et de fonctionner davantage « en référence interne ».

Beauté unique

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Se sentir beau/belle – une histoire de famille…

 

Pour se sentir beau/belle, s’aimer, se sentir séduisant, aimable… un travail sur soi est parfois nécessaire. Ce travail sur soi implique d’aller revisiter notre histoire affective, la façon dont nous avons été aimés et considérés étant enfants.

Les blessures de l’enfance pèsent quelquefois lourdement et à notre insu sur nous. Nous ne réalisons pas toujours à quel point notre histoire familiale a déterminé notre « carte du monde », nos perceptions des choses.

Quand nos parents ont porté sur nous un regard négatif, quand ils n’ont pas su nous sécuriser suffisamment sur notre valeur ayant eux-mêmes connu des difficultés affectives, nous intériorisons ce regard.

Par la suite, il devient difficile de s’aimer et de se considérer positivement. Difficile, mais jamais impossible!

L’une des pistes possibles pour s’aimer et aimer son image est de sortir de la comparaison avec les autres et les standards de beauté imposés par la mode.

Il peut être utile par exemple de faire un travail pour développer son assertivité. Au lieu de se dire « je suis moins beau qu’un(e) tel(le) », « je ne suis pas mince, jeune et grand(e) comme les mannequins », lister nos caractéristiques physiques de manière objective.

Exemple : Je mesure un mètre soixante. J’ai les yeux verts. Les cheveux épais…etcetera

Il s’agit de se reconnaître soi-même et d’apprendre à s’assumer tel que la nature nous a fait.

 

Qu’est-ce-que la beauté?

Qu’est-ce-qui fait la beauté? Comment la définir?

L’être humain étudie depuis longtemps cette question.

Pour les Grecs anciens, c’est la symétrie et l’harmonie qui font la beauté d’une personne.

Plus on est jeune, plus le visage est symétrique.

Dans son livre « le poids des apparences », Jean François Amadieu explique qu’il existe dès la départ des inégalités en matière de beauté. Il qualifie de « réalité inavouable » le fait que les beaux soient privilégiés, ceci dès l’école maternelle. Sur le marché de l’emploi, la beauté d’une personne la fait apparaître comme un candidat plus compétent et appréciable qu’elle ne l’est réellement…Pour lui, il vaudrait mieux reconnaître cette injustice fondamentale et armer « les laids » pour faire face à la situation.

Il existe des normes relatives au poids et à la silhouette. Les excès (personnes trop maigres ou trop grosses) ne sont généralement pas jugés beaux. Pour les femmes, la silhouette (rapport taille-hanche – silhouette « poire » plutôt que « pomme ») est un critère de jugement esthétique important.

Mais s’il existe indéniablement une beauté objective, des personnes plus belles que d’autres et privilégiées par leur beauté, il ne faut pas oublier qu’à côté de la beauté plus ou moins objective des corps et des visages, il y a aussi le charme, le charisme, le rayonnement intérieur, les attirances singulières…

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La transe

IMZ-bul0190Garder l’esprit ouvert

Selon Erickson, la « transe » (ou « état sophronique », « état hypnotique », « état modifié de conscience »…) n’est que l’amplification d’un phénomène naturel. Vous pouvez l’expérimenter en regardant les vagues de la mer, en faisant du jogging, en dansant, en priant, en méditant et même, en faisant la vaisselle ou en coupant les légumes.
Il s’agit d’un état mental particulier ou l’attention est focalisée. Dans cet état, le monde extérieur perd de son importance, l’esprit se calme, le corps s’apaise. Nous entrons dans un autre mode de relation à nous-mêmes et à l’environnement, nous devenons contemplatifs. Cet état particulier est très utile en thérapie et dans la vie de tous les jours. Il nous permet de ne pas utiliser seulement notre volonté rationnelle et consciente pour résoudre nos difficultés mais d’ouvrir le champ des possibles, de nous en remettre aux savoirs de notre inconscient.
En état modifié de conscience, l’on apprend à relâcher la pression et à faire confiance à nos ressources. Ce « lâcher prise » est bénéfique à la résolution de bon nombre de difficultés et il est spécialement indiqué pour les personnes souffrant de manque de confiance en soi et d’anxiété.
Erickson considérait l’inconscient comme un réservoir de solutions. Le rôle du thérapeute consiste à apprendre à son patient à utiliser ces solutions.
L’état hypnotique facilite le changement. Dans cet état, la personne a la possibilité d’expérimenter une autre façon de sentir et de percevoir les choses. Libre de ses carcans de pensée habituels, de ses conceptions rigides des problèmes, elle peut s’ouvrir à d’autres visions plus avantageuses.

L’état modifié de conscience : qu’est-ce-que c’est ?

« L’état modifié de conscience » (aussi appelé « transe », « état sophronique », « niveau paradoxal de vigilance »…) est difficile à définir ; il diffère d’une personne à l’autre et d’une séance à l’autre. Selon Milton Erickson (psychiatre et psychothérapeute très renommé fondateur de la « nouvelle hypnose »), il existe des « petites transes de la vie de tous les jours », par exemple, quand on oublie un instant le monde extérieur et qu’on est tout à fait absorbé par quelque chose, par exemple, par la vision du chat en train de se lécher, ou par la contemplation des flammes d’un feu ou encore quand on coupe les carottes et qu’on est si concentré qu’on en oublie tout le reste. Dans son livre « créer le réel », Thierry Melchior explique qu’il y a deux caractéristiques essentielles à « l’état modifié de conscience » :

1) La focalisation de l’attention :

Dans cet état et contrairement à l’état vigile habituel, l’attention est focalisée.

2) La déprivation sensorielle :

Dans « l’état modifié de conscience », le monde extérieur perd de son importance. L’individu a tendance à se laisser absorber par son monde intérieur et son imaginaire. Quand les stimuli dans l’environnement sont répétitifs ou ennuyeux, quand rien de nouveau ne survient dans l’environnement, l’individu entre facilement dans un autre état de conscience (cf le phénomène d’hypnose des autoroutes).

« Dans les caissons d’isolation sensorielle où l’on flotte, sans
aucun effort, sur un liquide saturé en sel d’Epsom porté à la même température
que celle de la peau, dans le noir et le silence le plus complet, la rêverie
peut devenir très intense, comme si on rêvait les yeux ouverts, en hallucinant.
De même, lors des rites de type vaudou ou apparentés, le rythme lancinant des
tambours plonge rapidement les participants dans des états modifiés de
conscience, déconnectés de la réalité extérieure, en prise sur l’imaginaire
magico-religieux propre à la cérémonie » (Melchior, « Créer le réel » - éditions
Seuil -)


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