Se libérer de la comparaison

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« Je peux me comparer (à telle ou telle autre personne, à une moyenne statistique, à une norme, à un modèle idéal…), mais rien ne m’oblige à le faire. La question est simplement : y a-t-il avantage à le faire? Si la seule chose qui en résulte est de la souffrance, à quoi bon? » (Thierry Melchior dans « 100 mots pour ne pas aller de mal en psy » – éditions les empêcheurs de penser en rond).

Dans leur livre sur l’estime de soi, Christophe André et François Lelord parlent des personnes dont l’estime de soi varie fort en fonction du regard de l’autre, des succès… Nous pouvons apprendre à nous libérer en partie de notre dépendance au jugement d’autrui et de la tendance à nous comparer, à nous situer en fonction des autres (moins beau, plus beau, moins accompli, plus accompli…).

Ceci, en commençant par reconnaître ce qui existe en nous : nos caractéristiques physiques mais aussi nos ressentis, notre histoire singulière…Le travail intérieur permet de développer une relative autonomie par rapport à la considération d’autrui.

Des pratiques comme la sophrologie, le sport, la méditation où l’on rentre en contact avec nos sensations physiques, permettent de se détacher de l’extérieur et de fonctionner davantage « en référence interne ».

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Beauté unique

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Se sentir beau/belle – une histoire de famille…

 

Pour se sentir beau/belle, s’aimer, se sentir séduisant, aimable… un travail sur soi est parfois nécessaire. Ce travail sur soi implique d’aller revisiter notre histoire affective, la façon dont nous avons été aimés et considérés étant enfants.

Les blessures de l’enfance pèsent quelquefois lourdement et à notre insu sur nous. Nous ne réalisons pas toujours à quel point notre histoire familiale a déterminé notre « carte du monde », nos perceptions des choses.

Quand nos parents ont porté sur nous un regard négatif, quand ils n’ont pas su nous sécuriser suffisamment sur notre valeur ayant eux-mêmes connu des difficultés affectives, nous intériorisons ce regard.

Par la suite, il devient difficile de s’aimer et de se considérer positivement. Difficile, mais jamais impossible!

L’une des pistes possibles pour s’aimer et aimer son image est de sortir de la comparaison avec les autres et les standards de beauté imposés par la mode.

Il peut être utile par exemple de faire un travail pour développer son assertivité. Au lieu de se dire « je suis moins beau qu’un(e) tel(le) », « je ne suis pas mince, jeune et grand(e) comme les mannequins », lister nos caractéristiques physiques de manière objective.

Exemple : Je mesure un mètre soixante. J’ai les yeux verts. Les cheveux épais…etcetera

Il s’agit de se reconnaître soi-même et d’apprendre à s’assumer tel que la nature nous a fait.

 

Confiance en soi et sagesse

 

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Sagesse et confiance en soi

 

Dans son livre « plaidoyer pour l’altruisme », Mathieu Ricard, moine Bouddhiste bien connu, évoque le fait qu’en se libérant de l’Ego, en prenant en considération les souffrances de l’humanité et en développant compassion et sagesse, une confiance en soi très solide s’installe en nous, indépendante des circonstances extérieures.

Il écrit : « Selon le Bouddhisme, dissiper l’illusion de l’Ego, c’est s’affranchir d’une vulnérabilité fondamentale et y gagner une véritable confiance en soi, l’une des qualités naturelles de l’absence d’Ego. En effet, le sentiment de sécurité que procure l’illusion de l’Ego est éminemment fragile. La disparition de cette illusion va de pair avec la prise de conscience de notre formidable potentiel intérieur. Cette prise de conscience engendre une confiance inébranlable que ne menacent plus ni les circonstances extérieures ni les peurs intérieures… »

La dépendance

Dans la dépendance, dépendance affective ou dépendance à un produit, la personne s’appuie sur un élément extérieur à elle pour assurer sa sécurité intérieure.

Pour aider un patient à développer sa confiance en lui et son autonomie, les psychanalystes l’inviteront à revisiter son passé, à soigner, au travers du lien au psychothérapeute, les blessures affectives vécues dans l’enfance.

Les thérapeutes d’obédience cognitivo comportementale eux insistent sur le fait que la personne dépendante n’a pas appris à compter sur ses ressources, à se faire confiance, qu’elle s’est habituée à s’appuyer sur un élément extérieur à elle pour se rassurer.

Il n’est jamais trop tard pour découvrir et développer ses ressources intérieures.

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Guérir de la dépendance