La culpabilité

Image Il existe deux types de culpabilité : la culpabilité saine, ou réelle (celle qui nous fait nous sentir mal si nous volons un objet) et la culpabilité malsaine, ou culpabilité imaginaire… La culpabilité saine apparaît en réponse à une faute réelle. Elle se construit (si tout se passe bien)  pendant l’enfance et correspond à l’intériorisation des interdits et règles des parents et de la société. Elle nous met des limites et permet une vie en société harmonieuse.

La culpabilité imaginaire (Moussa Nabati, psychanalyste ayant écrit de nombreux livres accessibles, parle de la « culpabilité de l’innocent ») nous fait nous sentir coupables d’une faute imaginaire. Par exemple, un enfant peut se sentir irrationnellement coupable du divorce de ses parents ou de la maltraitance qu’il a subie.

Cette distinction entre culpabilité réelle et culpabilité imaginaire est en réalité très difficile à opérer car le sentiment de culpabilité est subjectif.

 Ainsi, telle personne, psychopathe, ne se sentira pas coupable d’avoir tué quelqu’un (Les criminels pervers jouissent de leurs crimes). Telle autre personne se culpabilisera pour par grand-chose. Elle se torturera à l’idée d’avoir par mégarde écrasé un insecte, ou se sentira confusément coupable de la faim dans le monde, ou de l’alcoolisme de son conjoint.

Les juges et les lois décident de la culpabilité réelle des personnes. Certains coupables ne se culpabilisent pas du tout et accusent plutôt les autres de leurs maux tandis que d’autres, « innocents », n’arrêtent pas de se culpabiliser.

La culpabilité imaginaire peut être inconsciente et constituer une entrave sérieuse au bonheur.

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