Les défenses psychologiques

 

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Chacun se défend comme il le peut!

 

Face aux souffrances de la vie, nous mettons tous en place des défenses psychologiques. L’une de nos défenses est le déni. Le déni, défense psychologique qui consiste à nier ce qui nous déplaît ou ce qui nous semble trop douloureux, ne mène souvent qu’à créer ou à renforcer un problème.

Dans l’exemple suivant, la négation de ses limites et de ses fragilités mène au burn-out, à l’épuisement.

Ariane aime le travail bien fait. Elle se donne à 100% au travail et ne compte pas ses heures. Elle est fort appréciée au sein de l’entreprise où on la complimente pour sa rigueur et pour la qualité de ses prestations. Elle a tellement l’habitude de se concentrer sur les tâches et sur sa productivité qu’elle n’entend plus les signaux de son corps. Elle prête peu d’attention à sa fatigue. En rentrant du travail, mère au foyer, elle se dévoue aux soins des enfants et de sa petite famille adorée. Mais à un moment donné, le corps a atteint ses limites. Il est crevé. Il n’en peut plus. Il dit STOP ! Il est trop exténué pour faire un pas de plus. Tous les efforts d’Ariane pour qu’il travaille de nouveau d’arrache-pied comme auparavant, ne mènent qu’à l’épuiser davantage. C’est le burn-out.

Un autre exemple de comportement défensif concerne la relation aux émotions. Beaucoup de personnes jugent leurs émotions négativement, ne les acceptent pas, les rejettent et, ce faisant, les renforcent.

Julie a des crises d’angoisse. Ces crises sont tellement pénibles qu’elle ne les supporte plus. Elle se juge idiote d’avoir peur sans raison. En plus, elle juge qu’elle devrait déjà être remise depuis longtemps du décès de son père (survenu il y a quatre ans). Souvent, elle se sent abattue et sans but. Les crises d’angoisse surviennent plus particulièrement quand elle se trouve dans les lieux fermés, les tunnels et les métros, quand l’idée grandit en elle qu’aucune issue n’existe. Elle a tout mis en œuvre pour éviter de ressentir cette peur. Elle a peur de la peur. Elle évite de se rendre dans le métro et fait des détours pour éviter les tunnels. Elle a développé ce que les thérapeutes cognitivo-comportementalistes appellent les « stratégies d’évitement ». Si ces stratégies apportent un soulagement momentané, à long terme, elles renforcent la peur.

Dans cet exemple, rejeter les émotions pénibles (la peur), être dans l’aversion (rejeter ce qui nous est désagréable ou douloureux), ne mène qu’à renforcer le problème (la peur) et à limiter la vie de Julie (qui n’ose plus se rendre dans les métros et dans les tunnels).

Lutter contre soi, se crisper contre une douleur redoutée, rejeter ou vouloir directement changer ce qui est pénible demande une énergie considérable. Mieux vaut apprendre à reconnaître, à accepter et à vivre les émotions.

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